Ascenseur à donner!

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Ascenseur extérieur de marque Savaria à donner.
Les deux batteries furent remplacées l’automne dernier.

Pour plus de détails, communiquer avec Linda au 514.656.1664

Merci!

Rapport d’activités 2017-2018 présenté à l’AGA 2018 le 22 septembre

Hier avait lieu l’assemblée générale annuelle du RAPLIQ, de 13h à 17h au centre St-pierre à Montréal.

 

Merci aux gens présents, nous avons apprécié les échanges avec vous!

 

L’année qui vient sera intéressante !

Le RAPLIQ était!

Le RAPLIQ est!

Le RAPLIQ sera!

Pour les curieux, notre rapport d’activités est ici  en format Word!

40 ans de promesses désavouées. Ça suffit! Vous avez des comptes à nous rendre !

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Communiqué de presse

 

 

40 ans de promesses désavouées. Ça suffit !

Vous avez des comptes à nous rendre !

 

(Ce communiqué est écrit à Montréal, mais s’applique à l’ensemble du Québec)

 

 

Montréal, 6 septembre 2018 – Le 23 juin dernier a marqué le triste anniversaire d’une loi qui, certes a été adoptée pour quelques-uns de ces articles, mais les plus engageants n’ont jamais vu le jour. Cette loi qu’on appelle pompeusement « Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration sociale, scolaire et professionnelle », ci-après : « La Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées » fait office de vœu pieu. Cette loi mal-aimée, comme celles et ceux à qui elle est destinée.

 

Déjà en 1978, des groupes de pression s’étaient formés et dénonçaient les services pitoyables que recevaient les personnes handicapées. Voici d’ailleurs une citation célèbre du ministre des Affaires sociales de l’époque, M. Denis Lazure :

 

 

«Idéalement, une société juste et éclairée ne devrait pas avoir besoin d'une loi pour permettre aux personnes handicapées physiquement ou mentalement d'avoir accès aux mêmes services que l'ensemble de la population. Une telle loi dans une société idéale serait superflue, mais la situation actuelle des personnes handicapées nous impose l'obligation d'intervenir».

 

Ainsi, le 23 juin 1978, le gouvernement de René Lévesque adoptait « La » loi qui devait rétablir les droits des personnes handicapées, tant par leur « entrée » à l’article 101 de la Charte des droits et libertés (trois ans après son adoption) que par l’espoir qu’augurait « cette » loi.

 

« La loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées » amenait également la mise en place de l’Office des personnes handicapées du Québec, le temps d’établir des règles, des services et tout ce qu’il fallait pour parfaire cette loi. L’OPHQ serait éphémère, une question de trois ans tout au plus…

 

Quarante ans où se sont succédé les libéraux et les péquistes. Voici la liste des premiers ministres depuis 1978 

1976 - 1985

René Lévesque (péquiste)

1985

Pierre Marc Johnson (péquiste)

1985 - 1994

Robert Bourassa (libéral)

1994

Daniel Johnson fils (libéral)

1994 - 1996

Jacques Parizeau (péquiste)

1996 - 2001

Lucien Bouchard (péquiste)

2001 - 2003

Bernard Landry (péquiste)

2003 - 2012

Jean J. Charest (libéral)

2012 - 2014

Pauline Marois (péquiste)

2014

Philippe Couillard (libéral)

 

Quarante ans plus tard et nous évoluons toujours dans un Québec inaccessible où nous sommes traités comme des citoyens de seconde zone et où nos droits comptent pour de vulgaires caprices.

 

Devons-nous attendre un autre quarante ans ? La réponse est « NON ». Les groupes de pression de 1978, fantômes activistes d’une autre époque ne peuvent que nous inspirer afin de monter au front, de sorte que cette fois-ci soit la bonne.

 

En pleine campagne électorale, le momentum est parfait afin que nous vous présentions nos revendications, pour qu’un prochain gouvernement puisse enfin rendre les lettres de noblesse à cette Loi en sanctionnant les articles jamais adoptés (63,69,70)

 

Mesdames, Messieurs, les chefs des partis politiques du Québec, vous avez la prétention de vouloir gouverner le Québec et ce Québec compte AUSSI des personnes en situation de handicap, qui ont des besoins spéciaux et qui ne les reçoivent pas.

 

Voici nos revendications. Nous exigeons vos engagements.

 

 

 

NOS REVENDICATIONS

 

R1. ​​ Considérant que le maximum des heures de service de soutien à domicile est de 44 heures par semaine et que si les besoins s’accroissent, les personnes handicapées n’ont pas d’autres choix de déménager en CHSLD,

NOUS DEMANDONS:

 

L’augmentation des heures de soutien à domicile, selon les besoins de chaque individu afin d’assurer le maintien à domicile aussi longtemps que souhaité et que les soins puissent être offerts. Plusieurs options sont envisageables.

 

 

R.2. ​​ Considérant que l’article 692 de la « Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration sociale, scolaire et professionnelle », n’a jamais été appliqué;

 

Considérant que si l’article 69 de la « Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées» est mis en application et de façon transversale avec les autres ministères ayant un lien direct pour la plupart, les besoins de se doter d’une loi-cadre sur l’accessibilité universelle seront moins criants, voire moins pertinents.

NOUS DEMANDONS :

 

À ce que soit appliqué immédiatement l’article 69 de la Loi et que la mise en accessibilité des catégories d’immeubles recevant public n’étant pas assujettis au Code du Bâtiment du Québec, commence dès janvier 2019 en commençant par répertorier les catégories d’immeubles;

 

 

R.3. Considérant que le ministère du Travail est responsable de la Régie du Bâtiment du Québec et que cette instance administre la Loi du le Bâtiment et le Code de Construction du Québec;

 

Considérant que plusieurs types de constructions, de projets de constructions, de bâtiments déjà construits ne permettent pas un accès sans obstacle aux personnes se déplaçant avec une aide à la mobilité;

 

Considérant que les bâtiments pouvant faire l’objet de mesures relatives au « Guide des normes de conception sans obstacle » et que ces normes sont établies en vertu de fauteuil manuel,

NOUS DEMANDONS :

 

À ce que :

 

  • le Code de Construction du Québec soit réformé, afin qu’il reflète vraiment la réalité et les besoins des personnes en situation de handicap;

 

  • la Régie du Bâtiment du Québec élimine ses exemptions relativement aux obligations de mise en ​​ accessibilité;

 

  • soient établies des normes respectant les paramètres relatifs aux aides à la mobilité motorisées.

 

R.4. Considérant le taux de chômage de (13%) chez les personnes handicapées, malgré une scolarisation assez élevée (il n’est pas rare de rencontrer des personnes handicapées ayant terminé des études universitaires de 2e et même 3e cycle);

 

Considérant un désir profond de bon nombre de personnes handicapées de joindre le marché du travail;

 

Considérant la fermeture des CAMO (Centre d’adaptation de la main-d’œuvre pour personnes handicapées);

 

Considérant les contrats d’intégration au travail (CTI) et les rumeurs de les abolir;

 

Considérant, de ce fait, le faible taux d’employabilité des personnes handicapées, et ce, malgré l’article 633 de la « Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées»

 

Considérant que cet indice de chômage est étroitement lié à la discrimination due aux nombreux préjugés que subissent les personnes en situation de handicap,

NOUS DEMANDONS :

 

  • Une sensibilisation accrue auprès des employeurs du Québec;

 

  • La réouverture des CAMO;

 

  • Le maintien des CIT et le prolongement de leur durée par contrat;

 

  • Une étude menée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) informant les employeurs des conséquences d’une telle discrimination si les compétences de la candidate ou du candidat handicapé.e. sont égales ou supérieures à des candidats sans limitation.

 

R.5. ​​ Considérant l’adoption et vos engagements sur tout ce qui précède, étant donné le manque flagrant de leadership, de laxisme évident au support de la clientèle qu’il a toujours été responsable d’appuyer, assister et aider à revendiquer et obtenir l’égalité en matière de droits;

 

Considérant que trop de deniers publics y ont été et sont toujours dépensés d’année en année, et ce, depuis au-delà de ce qui était prévu à l’origine;

 

Considérant que l’OPHQ devait être en place pour une courte période de temps possiblement trois ans, tout au plus;

 

Considérant que le milieu associatif des personnes handicapées fait avancer plus rapidement la cause que l’Office qui n’est qu’un organe gouvernemental de plus.

NOUS DEMANDONS :

 

Le démantèlement permanent et définitif de l’Office des Personnes Handicapées du Québec (OPHQ).

 

 

« Nous, militants en situation de handicap déposons nos revendications et déclarons que si ces engagements ne sont pas honorés, vous contribuerez à accroître la discrimination systémique que nous subissons toutes et tous au quotidien et de ce fait vous vous exposerez vous et votre ministère, le cas échéant à des poursuites judiciaires. »

 

 

 

 

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