Joyeuses fêtes de la part du RAPLIQ

La neige tombe sur Montréal,
La glace fait trembler les boulons de nos aides à la mobilité,
La STM s’enlise, comme à chaque année, dans son scénario de peur des tempêtes

Vous, membre, sympathisant, combattant pour l’inclusion,
Fulminez sûrement de rage en entendant un commis vous clouer chez vous pour des raisons bidon,
Vous êtes hésitant devant cette entrée mal nettoyée,
Mais vous oubliez quelque chose…

Cette période de froid et de glisse est aussi une période de chaleur
De chaleur humaine qui, pourra être un baume sur les plaies des injustices que vous subissez,
Tenaillé par la solitude ? cette chaleur humaine deviendra un compagnon de tous les instants pour 2015

Durant cette période dédiée aux rapprochements, au partage et à la solidarité,
Le RAPLIQ vous souhaite santé, amour, bonheur, accomplissement et combativité accrue pour 2015!

En ces temps de repos et de célébrations, soyez assurés que vous TOUS et TOUTES êtes dans nos pensées.
Les armes sont loin d’être jetées, nous profitons du temps des fêtes pour les affûter!

2015 sera l’année du RAPLIQ, sera VOTRE année!

Paix, amour et prudence de la part de l’équipe du RAPLIQ

Du Gui

 

Philippe Couillard : Dr. Jekyll & Mr. Hyde

dr jekyll et mr hyde

Philippe Couillard

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a dix ans aujourd’hui, lors du 37e Journal des débats de l’Assemblée nationale, il avouait pourtant ceci…

www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/cas-37-1/journal-debats/CAS-041202.html

Montréal, le 2 déc. 2014 /CNW Telbec/ – Alors ministre de la Santé et Services sociaux, il demandait une révision et des correctifs visant à mettre en accessibilité les bâtiments construits avant 1976. En s’adressant à M. Russell Copeman, à cette époque président de l’Assemblée nationale, il ajoutait que cette demande se voulait très pressante de la part des personnes handicapées.

Philippe Couillard sollicitait, entre autres, la reformulation de l’article 69 de la « Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration professionnelle, scolaire et sociale.

Le ministre d’alors revendiquait l’insertion de « l’Accessibilité des bâtiments »

Citons le ministre de la Santé d’alors, maintenant Premier-Ministre du Québec :

M. Couillard : « …pour des raisons évidentes, mais le propriétaire a refusé d’aménager une rampe d’accessibilité pour paraplégiques, pour des raisons, disait-il, esthétiques. C’est quelque chose, hein, qu’on ait encore à faire face à ces attitudes-là? »

Mme Charest (Rimouski) : « Oui. C’est pour dire jusqu’à quel point on a du chemin à faire. »

M. Couillard : Bien, voilà. Alors, il s’agit de s’assurer que ce propriétaire, dans le cadre de cette loi et du règlement qui sera déterminé par le ministre, devra le faire, là.

Maintenant que le Dr. Jekyll est devenu Mr. Hyde, le discours est tout à fait différent. Le Premier-Ministre du Québec n’a aucune gêne, aucun scrupule à couper dans tout ce qui a trait aux personnes handicapées. Sans vergogne.

Il ne demande plus au ministre du Travail, Sam Hamad, de lui rendre des comptes sur l’accessibilité des bâtiments, ce qui permettrait l’inclusion sociale des personnes handicapées.

Il y a aujourd’hui dix ans, Philipe Couillard portait fièrement l’habit du Dr. Jekyll. Dix ans auront suffi à le métamorphoser en Mr.Hyde.

« C’est quelque chose, hein, Mr. « Hide » et M. Hamad qu’on ait encore à faire face à ces attitudes-là? »

À propos du RAPLIQ : « Le RAPLIQ est un organisme voué à la défense et promotion des droits des personnes handicapées et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard. »

SOURCE RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec)

Renseignements :

  Linda Gauthier – (514) 690-8204, Présidente, RAPLIQ, www.rapliq.org

Scandale ! Fausses économies : le ministre du Travail, Sam Hamad, handicape le Québec. Les personnes ayant des limitations en ont assez!

Sam Hamad en (in)action

Écoeuré de voir que la discussion de bonne foi ne mène à rien, le RAPLIQ poursuit le ministre en cour.

MONTRÉAL, le 3 déc 2014 /CNW Telbec/ – « En cette « Journée internationale des personnes handicapées », nous constatons que dans la présente optimisation de l’État, nous sommes encore les dindons de la farce, Avec son projet de Code de construction du Québec (CCQ), le ministre du Travail refuse d’agir pour éliminer les obstacles qui handicapent les personnes ayant des limitations.» rage Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ).

Le ministre du Travail a en effet rejeté les recommandations adoptées par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) pour inscrire dans le CCQ, l’accessibilité résidentielle. Après 7 ans de travaux de la RBQ sur ce sujet, des milliers d’heures de travail sont ainsi gaspillées, le projet de CCQ pré publié le 10 septembre ignore l’accessibilité de l’intérieur des habitations. De plus, le ministre Hamad ne fait rien pour assurer l’accessibilité des immeubles ouverts au public aux Québécois ayant des limitations.

« C’est de la pure discrimination, au même titre que si on interdisait à une personne de couleur, une femme enceinte ou une personne âgée d’accéder à un immeuble. » vocifère Linda Gauthier.

« De nos jours se trouver un logement est un tour de force pour bien des gens, imaginez que vous soyez limités aux lieux accessibles en fauteuil roulant et qu’en plus vous attendiez 24 mois pour pouvoir y vivre décemment une fois les adaptations requises effectuées.»

« Imaginez ne pas avoir accès à au moins 50% des immeubles ouverts au public (cliniques médicales, dentaires, écoles, garderies, magasins, restaurants, etc.) et ce, à l’échelle provinciale» déplore Linda Gauthier.

Malgré les concessions importantes que la COPHAN a proposées depuis le 10 septembre pour qu’un minimum d’accessibilité soit imposée, le futur CCQ restera muet sur l’accessibilité une fois passé la porte d’entrée des logements.

« Avec une société vieillissante et des personnes en situation de handicap, c’est actuellement au  moins 20% de la population québécoise qui est discriminée par le ministre Hamad « patron » de La RBQ.

« C’est pour cela que nous avons lancé une campagne auprès du Ministre pour que le CCQ soit rapidement mis au niveau» indique Richard Lavigne, directeur de la COPHAN.

Sam Hamad, ministre responsable de la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ), sait qu’en maintenant sa décision, il enfreint la Charte des droits et libertés de la personne, autant qu’il ignore la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées et la Politique À part entière qui s’y rattache.

C’est donc, dans cette optique que le RAPLIQ a depuis plusieurs mois, monté un dossier et déposera cette semaine, sa plainte en discrimination fondée sur le motif du handicap contre le ministre du Travail et la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

Un important point de presse aura lieu :

Mercredi, 3 décembre 2014 à 10h30 au :

1200, ave McGill College
Au Café Dépôt (rdc)
Montréal (Québec)

Lieu accessible en fauteuil roulant, mesures d’accommodements disponibles sur demande

À propos de la COPHAN : La COPHAN est un regroupement d’action communautaire autonome de défense collective des droits qui a pour mission, depuis 1985, de rendre le Québec inclusif afin d’assurer la participation sociale pleine et entière des personnes ayant des limitations fonctionnelles et de leur famille. Elle regroupe 61 organismes et regroupements nationaux et régionaux, représente toutes les limitations fonctionnelles  et intervient sur toutes questions susceptibles d’interférer sur leur vie et leurs droits comme citoyens à part entière.

À propos du RAPLIQ : « Le RAPLIQ est un organisme voué à la défense et à la promotion des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard. »

SOURCE RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec)

 Renseignements :

Linda Gauthier, Présidente, RAPLIQ, (514) 690-8204, www.rapliq.org;

Richard Lavigne, D.G., COPHAN, (514) 567-7873, www.cophan.org

Vins et Fromages – Merci !

Merci!

Bonsoir à toutes et tous!

Vous étiez nombreuses/nombreux hier pour célébrer avec nous le 5e anniversaire du RAPLIQ, lequel événement s’inscrivait dans notre activité-bénéfice de l’année.

Grâce à vous, le RAPLIQ est plus « riche » de 3 580,83 $, ce qui nous permettra d’accomplir encore d’importantes actions militantes, contribuant à l’inclusion sociale.

Nous vous sommes infiniment reconnaissants de croire en nous et d’avoir la même vision de ce monde exempt de préjugés, de capacitisme et autres systèmes d’oppression intersectionnelle auxquels les personnes en situation de handicap sont souvent victimes.

Et comme nous osons dire : « Lorsque nous récolterons les fruits de nos revendications, c’est à vous que nous penserons. »

VIN

La Boutique Nespresso, socialement inclusive parce que totalement accessible.

Communiqué de presse

Une première sur la rue Crescent :

La Boutique Nespresso, socialement inclusive parce que totalement accessible.

Montréal, mercredi, le 15 octobre 2014. La Boutique Nespresso, sise au 2045 de la rue Crescent, laquelle a pignon sur rue depuis 2009 dans un immeuble, comme tant d’autres sur cette célèbre rue, de style victorien et évidemment à caractère patrimonial, vient probablement de créer un précédent en matière d’ouverture d’esprit face à l’accessibilité universelle, et ce, malgré l’indignation des organismes et individus protecteurs du patrimoine.

Côtoyant d’autres établissements de renom, la célèbre boutique a rapidement compris qu’un facteur pourtant essentiel faisait défaut sur cette rue jet-set : l’accessibilité universelle. Ce concept si fondamental qui s’allie avec l’inclusion sociale, permet à tous d’avoir accès à tout, était pourtant tellement absent encore en 2014.

Et pourtant ce haut-lieu du night life montréalais, de restos et boutiques branchés, hôte d’évènements sportifs prestigieux tels que le « Festival Grand Prix », le « Molson Indy Champ Car » pour ne nommer que ceux-ci, ne permet pas à 15% des Montréalais, et ce, sans compter les nombreux touristes, de participer aux activités afférentes, puisque la grande majorité des bâtiments n’est pas accessible entres autres aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant

Au Québec, notamment à Montréal, si un commerçant veut entreprendre des travaux de mise en accessibilité de l’immeuble où il exerce ses affaires et que le bâtiment en question est à caractère patrimonial, il a un long chemin sinueux à parcourir afin d’obtenir son permis de rénovation. D’autres organes montréalais et pan-montréalais n’oseront pas l’avouer publiquement, mais s’y opposent farouchement. Comme si d’intégrer une rampe ou aplanir un seuil allait enlaidir le bâtiment.

Nespresso a donc prouvé le contraire et a démontré que c’est tout à fait réalisable. De plus, la firme encourage chaque commerçant à faire de même.

Ainsi, dans un souci d’exceller en ce qui a trait aux meilleurs crus de café au monde, la Boutique Nespresso offre maintenant un accès universel permettant ainsi entre autres, aux personnes à mobilité réduite et parents munis de poussette d’enfants d’y avoir accès sans aucune contrainte, afin de profiter des produits et services exemplaires offerts par Nespresso.

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ rappelle que l’accessibilité aux immeubles ouverts au public est un droit prescrit par l’article 15 de la Charte des droits et libertés de la personne.

Une conférence de presse aura lieu mercredi, le 15 octobre 2014 à 10h30, devant la Boutique Nespresso, 2045, Crescent, Montréal.

À propos du RAPLIQ : Le RAPLIQ est un organisme voué à la défense des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication souvent faite à leur égard.

Pour informations :  
Linda Gauthier Présidente, RAPLIQ

(514) 656-1664 

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Nouvelles dispositions pour le tirage au sort à l’hôtel de Ville pour une question de «Sécurité» : Le RAPLIQ dénonce ces mesures sécularisant et limitant l’expression d’opinion

Suite aux incidents malheureux s’étant produit lors du dernier conseil de Ville, le 18 août dernier, la commission de la présidence a élaboré, plus tôt cette semaine, un nouvelle politique d’accès à l’hôtel de Ville de Montréal plus précisément lors de soir de conseils où il y a période de questions.

Cette nouvelle «Politique» repose principalement sur 3 choses que le RAPLIQ juge comme étant préjudiciables quant à l’exorcise de la démocratie au sein de la «Maison des citoyens» :

  1. La récupération des billets de tirages ne se fera plus à l’hôtel de Ville, située au 275 Notre-Dame Est mais bien au 303 rue Notre-Dame Est, édifice attenant à l’hôtel de ville

  2. Chaque billet émis devra être identifié au nom de la personne l’ayant reçu

  3. L’échange de billets sera passible d’amendes allant de 100 à 1 000 dollars

Attendu l’application à la lettre de ces dispositions, le RAPLIQ peut affirmer les faits suivants :

  1. Faire déplacer à DEUX reprises des citoyens payeurs de taxes d’impôts dans le seul but d’assurer un meilleur contrôle des accès à l’Hôtel de Ville est une mesure exagérée pouvant même limiter la participation citoyenne. Les citoyens ne sont-ils pas bienvenus dans LEUR maison? Pourquoi leur rendre la tâche de participation à la vie démocratique plus difficile qu’elle ne l’est déjà?

  2. Lors des réflexions ayant menées à ces dispositions, est-ce que la commission de la présidence a considérée la position périlleuse dans laquelle le fait de devoir se déplacer entre deux édifices représente pour les personnes en situation de handicap? Comment ces personnes peuvent telles assurer leurs déplacement sécuritaires en étant soumis à la glace sur les trottoirs glissants, parfois en piètre état et la neige sévissant sur Montréal en hiver?
    Suite à de récentes tractations de la part de la présidente du RAPLIQ, Madame Linda Gauthier et de certains citoyens concernés, le Greffier, M. Yves Saindon a tenu à préciser que des «mesures d’accommodement» seraient offertes aux personnes handicapées, qu’elles pourraient, entre autre, envoyer quelqu’un réoccuper le billet à leur place. Ce à quoi Linda Gauthier répond : «Il s’agit ici d’une mesure qu’on tente de faire passer pour un privilège, un cadeau, alors qu’en fait, ce n’est qu’un façon déguisée d’infantiliser les personnes handicapées».

    Il convient de comprendre ici que l’enjeu est qu’une personne handicapée n’est pas toujours accompagnée et que de surcroît une personne est dans son plein droit de participer au processus démocratique sans se sentir différente des autres en toute autonomie et sécurité.

  3. Le fait de rendre répréhensible, sous peine d’amendes salées, l’échange de billets au sein, par exemple, d’un groupe de citoyen disposant de porte-paroles ou même entre individus PEUT être vu comme un moyen coercitif d’assurer l’exorcise juste et équitable de la démocratie. Cependant, il n’en est rien, puisqu’en général, un citoyen ayant été pigé avec un numéro échangé, donc autre que le sein, va donner son propre billet à quelqu’un d’autre après s’est enregistré auprès du greffe. «Nous ne sommes pas des enfants d’école, on sait vivre et respecter le processus démocratique. De plus, c’est un fait connu que ce ne sont pas tous les membres d’un groupe qui sont à l’aise devant un micro… Alors, en quoi est-ce que de partager les billets et ainsi assurer que le message passe peut nuire à la démocratie?» se questionne Laurent Morissette, vice-président du RAPLIQ

En définitive, une motion sera présentée au conseil de ville ce Lundi 15 septembre pour débattre de la question de ces nouvelles règles que Me Yves Saindon a qualifié de «Temporaire», dans une réponse par courriel, état des choses dont doute fortement le RAPLIQ et ses sympathisants.

C’est pour l’ensemble des faits et attentes ci-dessus que le RAPLIQ sera au Conseil de ville du Lundi 15 septembre afin de faire savoir au maire qu’il se doit de faire respecter la démocratie sans toutefois l’entraver ou rendre sa pratique plus intimidante qu’elle ne l’est déjà!

Le RAPLIQ dans les médias suite à la manifestation de vendredi le 22 août sur les mammographies !

La revue de presse est là! Pas moins de DIX (10) mentions dans les médias et une promesse d’agit du ministre Barette !

  1. http://tvanouvelles.ca/video/3743503618001/
  2. mammographies-refusees-a-des-femmes-en-fauteuil-roulant-entrevue-avec-linda-gauthier/

 

  1. http://tvanouvelles.ca/video/3743454954001/
  2. mammographies-refusees-a-des-femmes-en-fauteuil-roulant-entrevue-avec-gaetan-barrette/

 

  1. http://tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/chroniques/
  2. sb/entrevue/221801/entrevue-avec-linda-gauthier-rapliq 

 

  1. http://www.cbc.ca/player/Shows/ID/2494946498/

 

  1. http://montreal.ctvnews.ca/video?playlistId=1.1972383

 

  1. http://globalnews.ca/video/1522973/refused-mammograms

 

  1. http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/ga%C3%A9tan-barrette-vows-to-make-
  2. mammograms-accessible-to-women-in-wheelchairs-1.2744562

 

  1. http://www.985fm.ca/lecteur/audio/entrevue-avec-le-ministre-de-la-sante-et-des-servi-236120.mp3

 

  1. http://www.montrealgazette.com/news/
  2. Reduced+mobility+means+reduced+medical+access+activist
  3. s/10141418/story.html

 

  1. http://www.journaldemontreal.com/2014/08/22/des-femmes-en-fauteuil-roulant-ny-ont-pas-acces

“Scandale” – La mammographie refusée aux femmes en fauteuil roulant

“Scandale” – La mammographie refusée aux femmes en fauteuil roulant

MONTRÉAL, le 21 août 2014 /CNW Telbec/ – Des cliniques pourtant recommandées par les Agences de Santé et Services sociaux (ASSS), non seulement à Montréal, mais partout en province, refusent de passer l’examen de mammographie à des femmes en fauteuil roulant si elles ne peuvent pas se lever et rester debout le temps de l’examen…pourtant les appareils s’abaissent!

Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), elle-même victime de cette exclusion a décidé de faire enquête sur cette horrible discrimination:

« Le RAPLIQ a voulu savoir si c’était un phénomène montréalais et notre équipe a investigué toutes les cliniques de la province qui étaient recommandées par les ASSS, et pas moins de quatorze de ces cliniques ont carrément refusé de passer cet examen à des femmes en fauteuil roulant en invoquant de faux prétextes, et ce, même si la clinique est universellement accessible. »

« Combien de vos mères, conjointes, filles, sœurs, tantes, grand-mères, amies, cousines, nièces faisaient partie de ces femmes ségréguées, rejetées, discriminées? » s’interroge-t-elle.

Nous nous réunirons devant l’immeuble où se trouvent les bureaux du ministère de Santé et Services sociaux (MSSS), afin de savoir pourquoi un tel ostracisme dans une société dite évoluée et inclusive. Nous espérons que le Ministère nous rendra compte de cette exclusion.

D’ailleurs déjà deux plaintes ont été déposées devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

« Nous lançons un appel aux femmes se déplaçant en fauteuil roulant et ayant subi une telle défaveur, à nous contacter pour revendiquer leurs droits… s’il est encore temps… » dit Linda Gauthier.

Un point de presse aura lieu à 14 h 00, vendredi le 22 août 2014, devant le 2021, rue Union (bureaux montréalais du MSSS).

SOURCE:

RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec)

 Renseignements : et entrevues médiatiques :

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ : (514) 656-1664,

Pendant que les cols bleus envahissent l’Hôtel de Ville, les personnes handicapées rêvent d’un avenir meilleur…

Lundi dernier, le RAPLIQ, parmi cette mer de manifestant, a résisté et posé des questions!

Lundi, 18 août 2014, le RAPLIQ fut témoin des actions de protestation vandale commises par divers employés municipaux, alors que des membres de son conseil d’administration s’apprêtaient à intervenir sur le dépôt d’une motion de l’Opposition officielle. Cette motion visait une prise en considération de l’accessibilité universelle.

Une motion floue et manquant de mordant

Le RAPLIQ considère que la portée de cette motion était mal définie :

  • Les considérations d’accessibilité dans les sommaires décisionnels toucheraient-ils l’ensemble des bâtiments et commerces de la ville ou uniquement les édifices et infrastructures municipaux?
  • Est-ce que cette motion permettrait aux élus d’outrepasser les limitations de la loi sur le bâtiment en matière d’accessibilité?
  • Suite à cela, quel serait le plan à long terme de l’administration? Pourrions-nous espérer prendre le métro avant le 22e siècle?

Tant de questions sans réponses…

Le RAPLIQ reconnaît la bonne volonté de la responsable du dossier d’accessibilité, Madame Monique Vallée

Lors d’une rencontre, le 4 juillet dernier, la présidente du RAPLIQ, madame Linda Gauthier et M. Yves Daoust, nouvel administrateur se sont longuement entretenus avec Madame Vallée.

Au cœur de leurs échanges :

  • Les enjeux fondamentaux de l’accessibilité dans l’optique des droits et libertés au Québec
  • Le fait que la piètre situation de l’accessibilité à Montréal contrevient sans équivoque à plusieurs articles de la Charte des droits et libertés de la personne, LA loi au-dessus de
    toutes les autres!

Ainsi, le RAPLIQ n’est pas d’avis que l’avortement de cette motion soit si déplorable et ne considère pas cela comme une défaite. Au contraire. Le fait qu’il y ait un report à l’automne pourrait, selon ce que semblait présumer Mme Vallée, être plus favorable aux personnes en situation de handicap que la motion proposée par Projet Montréal.

Linda Gauthier demeure prudente dans ses attentes, mais optimiste quant aux propos de Mme Vallée, mais reste accrochée aux derniers mots prononcés sur ce point par le Maire lui-même, M. Coderre :
« Je veux ajouter, M. le Président, que par le retrait de cette motion, nous ne sommes pas contre l’accessibilité universelle, au contraire, on va travailler d’arrache-pied pour que cette accessibilité universelle se retrouve partout dans notre ville! »

Le RAPLIQ ajoute que l’administration Coderre est au pouvoir depuis moins d’un an, qu’il faut faire confiance, mais que si des mesures concrètes visant une règlementation statuant sur l’obligation d’accessibilité universelle ne sont pas prises d’ici la fin l’année, l’organisme entamera le processus de recours collectif contre la Ville. L’accessibilité est un droit, qu’on ne l’oublie pas!

Le RAPLIQ est un organisme oeuvrant en défense des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard.

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Accessibilité pour les personnes handicapées: Montréal menacée d’un recours collectif

Linda Gauthier en a assez des commerces et autres lieux publics qui sont inaccessibles aux personnes en fauteuil roulant. Elle menace de poursuivre la Ville de Montréal si elle ne resserre pas sa réglementation.

Mme Gauthier s’est dite «estomaquée» en apprenant mercredi que Projet Montréal compte inclure une section sur l’accessibilité universelle dans toutes les décisions prises par le conseil municipal.

«Les élus pensent qu’ils nous font un cadeau en disant qu’ils vont nous prendre en considération. C’est de la poudre aux yeux», a-t-elle lancé.

Linda Gauthier est présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), qui dépose régulièrement des plaintes à la Commission des droits de la personne contre des commerces et des organismes qui ne rendent pas leurs établissements suffisamment accessibles aux personnes handicapées.

«Si ça continue comme ça, on va déposer une plainte contre la Ville de Montréal à la Commission des droits de la personne. On pourrait même lancer un recours collectif», a affirmé Mme Gauthier, qui se déplace en fauteuil roulant depuis qu’elle est atteinte de sclérose en plaques.

Mesures insuffisantes

La Ville de Montréal a adopté une politique sur l’accessibilité universelle en 2011. Le plan d’action adopté par la suite détaille plusieurs actions menées pour encourager l’accessibilité, notamment dans les édifices municipaux. Pour les commerces et autres lieux publics, les mesures sont surtout volontaires.

Ces mesures seraient insuffisantes selon Mme Gauthier, qui aimerait que la Ville oblige les nouvelles constructions et les édifices existants à être universellement accessibles, surtout les commerces.

«C’est bien beau d’avoir des édifices municipaux accessibles, mais je n’achète pas mes pantalons à l’hôtel de ville», a-t-elle souligné.

Loi provinciale

L’organisme Ex Aequo, qui s’est réjoui mardi de la motion qui sera débattue, croit que le débat pourrait dépasser Montréal et qu’une loi provinciale pourrait être nécessaire à moyen terme.

«On pourrait avoir une loi avec plus de dents au Québec, comme ce qui se fait en Ontario, en France et ailleurs. Mais on est moins dans une optique de contrainte en ce moment», a affirmé Benoit Racette, porte-parole d’Ex Aequo.

M. Racette a ajouté que, contrairement au RAPLIQ, son organisme utilise très peu le système judiciaire pour arriver à ses fins.

Projet Montréal ne s’est pas prononcé sur l’idée d’un règlement obligeant les commerçants à être universellement accessibles.

Invitée à répondre à Mme Gauthier, la conseillère municipale Érika Duchesne a simplement rappelé que la motion de son parti vise à ce que «l’accessibilité universelle soit systématiquement prise en compte dans tous les projets de la Ville de Montréal.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, et son équipe n’ont pas souhaité se prononcer sur le sujet avant la prochaine réunion du conseil municipal


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