Merci!

Cupcakes trois couleursL’équipe du RAPLIQ souhaite remercier chaleureusement tous les bénévoles, les participants et les commanditaires qui ont fait de la deuxième édition du souper spaghetti un véritable succès! Le RAPLIQ vit sans subvention de base depuis sa fondation en décembre 2009. Chaque dollar amassé lors du souper spaghetti est donc très précieux. Le support que nous avons reçu hier nous motive encore plus à poursuivre notre lutte contre la discrimination fondée sur le handicap. Vous étiez plus de 100 personnes!
Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons amassé 2625$!

Merci et au plaisir de vous revoir bientôt!

Nos commanditaires: Intermarché Boyer (Franck Hénot et Dany Therrien), Première Moisson Masson (Raphaël Thevenoux), Bagus, Marché Métro Laurier, Jean Coutu (Valérie Marcouillier), Restaurant Amir (1337, Mont-Royal est), Mylène Messier, Lise Dugas, Françoise David, François Saillant, Archives Ville de Montréal, Manuela Mendoza, Variétés Mont-Royal.

Les données ouvertes au service des montréalais handicapés

logo de l'initiative avec le texte "Montréal Accessible C'est Possible !"En octobre dernier, le conseil exécutif de la Ville de Montréal adopta à l’unanimité la première politique municipale du Québec pour l’ouverture des données publiques et mit en place un portail Web permettant leur diffusion à tous. Ainsi, Montréal s’est joint à un mouvement mondial et l’ouverture des données a déjà commencé à changer la démocratie montréalaise.

Selon wikipédia, « une donnée ouverte (en anglais open data) est une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible et réutilisable. La philosophie pratique de l’open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle. »

Des exemples d’applications qui ont été développées par des citoyens ou entrepreneurs en utilisant des données ouvertes incluent des services d’information sur les horaires d’autobus, l’état des routes, la salubrité des restaurants, les votes de nos représentants politiques, etc. À titre d’exemple d’une application s’adressant directement aux personnes handicapées, mentionnons la ville de Bordeaux en France qui offre des informations en matière de géolocalisation du « tourisme accessible ».

Et on peut certainement imaginer d’autres types de données qui pourraient nous être utiles ou utiles aux organisations qui nous représentent. Par exemple :

  • Bâtiments publics accessibles (édifices gouvernementaux);
  • Écoles accessibles et autres ressources pédagogiques;
  • Bâtiments commerciaux;
  • Logements accessibles (que ce soit dans le secteur privé ou social);
  • Mobilier urbain accessible (trottoirs, parcs, places publiques, signalisation routière, etc);
  • Transport accessible (bus, métro, taxis, etc);
  • Les budgets municipaux consacré aux questions concernant les personnes handicapées;
  • Quelles sont les municipalités qui utilisent une classification en matière de handicap;
  • Les municipalités qui ont des plans d’action spécifiques relatives à l’inclusion des personnes handicapées et leur performance respective;
  • Les municipalités qui ont adopté des mesures pour promouvoir l’emploi des personnes handicapées dans l’administration municipale.

Récemment, le RAPLIQ a démarré le projet Montréal Accessible. S’inspirant de certaines initiatives en Europe et en Amérique du Nord, Montréal Accessible est un groupe d’activistes et de technologues québécois souhaitant mettre les développements en matière de données ouvertes au service des personnes handicapées et à mobilité réduite.

Nous entendons, à l’aide des données ouvertes et du « crowdsourcing », collaborer à l’information disponible sur l’accessibilité architecturale de l’espace collectif. À l’instar d’initiatives comme AccessibleTO, J’accède ou plan@t de la fondation Rick Hansen, l’ouverture et le partage des données permettront aux montréalaises et montréalais handicapés de s’informer du niveau d’accessibilité de leur environnement urbain.

Pour de plus amples renseignements sur le projet, visitez la page de Montréal Accessible. Nous sommes présentement aux étapes du démarrage, spécifiquement la recherche de soutien financier et les premiers développements technologiques. Déjà, nous avons un prototype que nous ferons évoluer au cours des prochains mois. Nous espérons pouvoir lancer la plate-forme au cours de l’été.

Prenez note également que cette initiative sera l’objet d’une conférence par Catherine Roy (nouvellement nommée à notre Conseil d’adnministration) lors du prestigieux événement La Boule de Cristal du Centre de recherche informatique de Montréal.

Nous vous tiendrons au courant des développements via notre blog et les comptes twitter du RAPLIQ et du projet Montréal Accessible. Si vous avez des questions ou des suggestions de données que vous souhaiteriez voir libérées, écrivez-nous ou laissez-nous un commentaire ici !

Accessibilité des terrasses montréalaises – Les personnes handicapées devront attendre

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) déplore la décision de la Ville de Montréal de donner un délai de cinq ans aux commerçants pour rendre accessibles leurs terrasses à tous sans discrimination fondée sur le handicap.  La décision de la Ville de Montréal fait abstraction des gains récents obtenus par les personnes handicapées ainsi que de leurs revendications.  De plus, cette décision ne permet pas de garantir la sécurité des personnes handicapées. Le fait que plusieurs terrasses se trouvent un peu partout sur les trottoirs met en péril la sécurité des personnes ayant un handicap visuel et les personnes handicapées se déplaçant avec une aide à la mobilité. Dans certains arrondissements, les personnes sont forcées d’utiliser la rue car le trottoir est bloqué par des terrasses. Les personnes ayant un handicap visuel perdent pour leur part leurs points de repère et doivent naviguer dans un environnement irrégulier parsemé d’obstacles.

Des solutions qui existent déjà

  • Plateau Mont-Royal : En juillet 2011, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a déterminé que l’inaccessibilité architecturale des terrasses dans l’arrondissement Plateau-Mont-Royal discriminait les personnes handicapées puisque plusieurs d’entre elles ne pouvaient y accéder. Les articles 10 et 15 de la Charte québécoise des droits et libertés interdisent la discrimination fondée sur le handicap ce qui comprend d’empêcher, par le biais d’obstacles architecturaux, une personne handicapée d’avoir accès, entre autres, à des restaurants. Une entente a été signée entre l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, la Société de développement commerciale de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) et le RAPLIQ. Cette entente, qui a satisfait les trois parties, prévoyait la mise en accessibilité des terrasses pour la saison estivale 2012. Sept terrasses, dont quatre pour fumeurs, ont été exemptées dû à des impossibilités techniques identifiées par une firme d’architecture spécialisée en accessibilité universelle. Un dégagement de 1,8 mètre est prévu afin de garantir la libre circulation de toutes les personnes sur les trottoirs. Les commerçants devant rendre leur terrasse accessible ont bénéficié d’une réduction de 20% du coût pour l’obtention du permis.
  • Rosemont-Petite-Patrie : En mars 2012, le maire de l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, M. François W. Croteau, a annoncé que toutes les terrasses de l’arrondissement seraient accessibles aux personnes handicapées cette année.
  • Hochelaga-Maisonneuve : Le 5 avril dernier, le RAPLIQ a été consulté par l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à propos de leur règlementation qui entrera en vigueur au cours des prochaines semaines. Dans ce règlement, l’accessibilité universelle est un critère obligatoire pour l’obtention d’un permis d’exploitation de terrasse.
  • Sud-Ouest : Dès 2010, cet arrondissement a également adopté des mesures pour garantir l’accès aux terrasses aux personnes utilisant une aide à la mobilité.
  • Verdun : La situation est similaire aux mesures prises dans le Sud-Ouest. Lire la suite de «Accessibilité des terrasses montréalaises – Les personnes handicapées devront attendre».

Souper spaghetti au profit du RAPLIQ

TOUS LES BILLETS ONT ÉTÉ VENDUS. MERCI!

Nous vous invitons à notre souper spaghetti qui aura lieu le 5 mai prochain au Centre Gabrielle-et-Marcel-Lapalme (5350 rue Lafond) dans l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie à Montréal à 18h.

Le coût du souper est de 15$ et inclut breuvage, pain, dessert et café ou thé (5$ seulement pour les enfants de moins de 10 ans). Cette année nous allons cuisiner la sauce à la viande de notre présidente!

Il y aura de nombreux tirages pendant la soirée.

Évidemment, la salle choisie est accessible aux personnes utilisant une aide à la mobilité et les toilettes sont accessibles.

Pour ceux et celles qui ont des besoins particuliers (assistance ou autres), prière de nous contacter le plus tôt possible. Nous demandons également aux personnes végétariennes de nous contacter pour nous informer.

Tous les profits serviront au financement du RAPLIQ qui survit depuis sa création sans subvention de base!


Accessibilité des terrasses du Plateau-Mont-Royal – Une victoire pour les personnes handicapées qui démontre que Québec doit légiférer en matière d’accessibilité

Adoption du cadre normatif par les élus du Plateau Mont-RoyalMontréal, 6 mars 2012 – Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) se réjouit de l’adoption du cadre normatif pour l’aménagement des terrasses dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal par l’administration Ferrandez hier soir lors du conseil d’arrondissement. Avec l’adoption de ce nouveau cadre normatif, les terrasses devront être accessibles aux personnes handicapées afin d’obtenir un permis d’exploitation pour la saison 2012.

En 2009, de nombreuses terrasses inaccessibles ont été érigées sur les trottoirs de l’avenue du Mont-Royal rendant ainsi impossible pour les personnes handicapées utilisant une aide à la mobilité, tel qu’un fauteuil roulant de circuler. Ces terrasses empêchaient également les personnes ayant des limitations visuelles de circuler puisque le parcours était devenu irrégulier et parsemé d’obstacles. En 2010, l’arrondissement du Plateau Mont-Royal a imposé un dégagement de 1,8 mètres afin de redonner l’accès aux trottoirs à tous les citoyens. Toutefois, l’arrondissement a autorisé l’implantation de terrasses surélevées sans rampe d’accès. C’est alors que le RAPLIQ a dénoncé la situation auprès de l’administration Ferrandez. Pendant plusieurs mois, le Plateau Mont-Royal a manifesté son intention de changer les choses tout en affirmant que l’accessibilité de plusieurs terrasses était techniquement difficile et que leur mise en accessibilité n’était pas une priorité. Au printemps 2011, le RAPLIQ a constaté que certaines terrasses qui étaient accessibles en 2010 étaient devenues inaccessibles. Le RAPLIQ a donc décidé de porter plainte pour discrimination fondée sur le handicap à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en mai 2011.                                                                                          (Photos : Catherine Roy)Citoyens assistant au conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal

Deux mois plus tard, une entente a été signée à la Commission des droits de la personne entre le RAPLIQ, l’arrondissement du Plateau Mont-Royal et la Société de développement commerciale de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR). Cette entente prévoyait la mise en accessibilité des terrasses pour la saison estivale 2012. Seulement trois terrasses sur un total de trente-deux, Bar inc, Barraca et Zyng, ont été exemptées de cette entente avec l’accord du RAPLIQ. Quatre terrasses pour fumeurs ont également été exemptées (Les Cons servent, Lobby Bar Salon inc., Au Diable vert et Bar Waverly). Selon la firme d’architectes embauchée pour réaliser les plans d’aménagement, elles n’auraient pu être accessibles.

Cette victoire du RAPLIQ démontre clairement que l’inaccessibilité architecturale discrimine les personnes handicapées et que tous les moyens appropriés doivent être pris afin de l’éradiquer. Elle fait écho à d’autres victoires similaires dont celle du Conseil des canadiens avec déficiences qui a forcé Via Rail à rendre accessible ses voitures de train Renaissance en 2007.

L’inaccessibilité de divers lieux, tels que notre métro, est souvent justifiée par le contexte historique pendant lequel ces lieux ont été conçus. Combien de fois nous a-t-on dit «À cette époque-là, on ne pensait pas aux personnes handicapées». L’inaccessibilité des terrasses montre clairement qu’encore aujourd’hui, des nouvelles installations inaccessibles sont conçues et socialement acceptées. Le RAPLIQ espère que les autres arrondissements rejoindront les arrondissements du Sud-Ouest et du Plateau Mont-Royal en rendant obligatoire l’accessibilité des terrasses.

Le fait que le RAPLIQ ait dû recourir à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pour mettre fin à cette discrimination est également inquiétant. Il démontre l’inefficacité de la législation québécoise en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées ainsi qu’une profonde incompréhension de la discrimination fondée sur le handicap de la part des différents acteurs politiques et économiques.

«Nos voisins du sud ont une loi qui rend l’accessibilité obligatoire à de nombreux égards. L’Ontario s’est également dotée d’une loi pour l’accessibilité qui prévoit une province complètement accessible d’ici 2025. Que se passe-t-il au Québec? Les personnes handicapées ne devraient pas avoir à se battre pour chaque obstacle rencontré comme c’est le cas présentement. Le temps des politiques vides est révolu. L’inaccessibilité architecturale est omniprésente et va bien au delà des terrasses du Plateau Mont-Royal. Le Québec doit agir afin de respecter les droits de tous ces citoyens ainsi que ses obligations au niveau international» affirme Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ.

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Couverture médiatique sur l’adoption du règlement:Linda en entrevue avec un journaliste de CTV

Journal 24 heures

Journal Métro

CTV Montréal – article et reportage

CBC Radio

CIBL

Journal Le Plateau

Adoption du règlement prévoyant la mise en accessibilité des terrasses du Plateau Mont-Royal : le RAPLIQ a besoin de votre appui!

En 2009, Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ, a été consternée de voir qu’elle ne pouvait plus circuler librement sur l’avenue du Mont-Royal. De nombreuses terrasses inaccessibles avaient carrément été érigées sur les trottoirs! Ces terrasses empêchaient également les personnes ayant des limitations visuelles de circuler sur ces mêmes trottoirs. En 2010, l’arrondissement du Plateau Mont-Royal a imposé un dégagement de 1,8 mètres afin de permettre l’usage des trottoirs. Toutefois, l’arrondissement a autorisé l’implantation de terrasses surélevées sans rampe d’accès. C’est alors que le RAPLIQ a dénoncé la situation auprès de l’administration Ferrandez. Pendant plusieurs mois, le Plateau Mont-Royal s’est défendu sous prétexte que l’accessibilité des terrasses était techniquement impossible. Le RAPLIQ n’a eu d’autres choix que de porter plainte à la Commission des droits de la personne en mai 2011. Lire la suite de «Adoption du règlement prévoyant la mise en accessibilité des terrasses du Plateau Mont-Royal : le RAPLIQ a besoin de votre appui!».

Comment déposer une plainte pour discrimination fondée sur le handicap contre la STM

Lundi dernier, nous avons tenu une séance d’information sur notre campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal (STM). Nous sommes très satisfaits de cette séance à laquelle ont participé de nombreuses personnes.

Nous invitons toute personne désirant porter plainte à remplir le formulaire en ligne. Pour ce faire vous devez :
-être une personne handicapée
-avoir vécu de la discrimination dans un ou plusieurs services de la STM (métro/autobus/transport adapté) au cours des deux dernières années
-décrire quatre évènements de discrimination

Exemples d’évènements de discrimination :
-Vous n’avez pas pu utiliser le métro car les escaliers représentent pour vous un obstacle.
-Vous avez une déficience visuelle et n’avez pas pu utiliser les autobus car les arrêts ne sont pas annoncés.
-Vous n’avez pas pu monter à bord d’un autobus car la rampe d’accès n’a pas fonctionné.
-Vous n’avez pas pu allez à un rendez-vous/activité à cause du manque de flexibilité du transport adapté.
-Vous n’avez pas pu utiliser le métro car vous ne vous y sentez pas en sécurité (absence de tuiles avertissantes, éclairage inadéquat).

Important :
Lorsque vous décrivez les évènements, n’oubliez pas d’expliquer les répercussions dans votre vie (stress, douleurs, pertes d’opportunités d’emplois,  d’études ou autres, humiliation, isolement)

Si vous avez des questions ou si vous rencontrez des difficultés techniques, contactez l’équipe du RAPLIQ

Joignez-vous à la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur la handicap contre la STM

De nombreuses personnes nous ont contacté au cours des dernières semaines afin de se joindre à notre campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal. Nous avons donc tenu une séance d’information afin d’expliquer le processus et répondre aux questions. Plus d’une quarantaine de personnes ont participé à la séance d’information.

Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ, a d’abord pris la parole pour présenter le RAPLIQ aux nombreux nouveaux visages présents. Ensuite, Laurence Parent a fait un survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. Yvon Provencher du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) a par la suite expliquer les obstacles rencontrés par leurs membres et a invité les personnes ayant une déficience visuelle à formuler des plaintes. Julien Gascon-Samson et Laurence Parent ont ensuite fait état des nombreuses situations discriminatoires qu’ils ont vécues à bord du métro, des autobus et du transport adapté. Linda Gauthier a finalement expliqué de quelle façon les personnes pouvaient se joindre à la campagne de plaintes.

Les personnes handicapées désirant porter plainte à la Commission des droits de la personne contre la STM sont invitées à remplir le formulaire en ligne. Si vous rencontrez des difficultés, envoyez-nous un courriel ou téléphonez-nous. Il nous fera plaisir de vous aider. L’accès aux transports publics c’est un droit!La salle était comble lors de la séance d'information.

Linda aide une personne à formuler une plainte.Melanie Benard, étudiante en droit parle des droits des personnes handicapées. Elle tient entre ses mains la Charte canadienne des droits.


Photos de la séance d’info: Yves Daoust et Catherine Roy


Plus de photos disponibles sur Flickr

Séance d’information du RAPLIQ sur la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal

Le 8 décembre dernier, onze personnes handicapées ont déposé des plaintes pour discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) contre la Société de transport de Montréal (STM). Ces personnes rencontrent des obstacles majeurs les empêchant d’utiliser le métro et les autobus. De plus, le service de transport adapté n’offre pas un service égal au transport dit régulier (métro et autobus). Leurs droits et libertés sont ainsi brimés. Le RAPLIQ et le Centre de recherche-action sur les relations raciales  (CRARR) représentent les plaignants. Le dépôt de ces onze plaintes est une première dans l’histoire de l’accessibilité des transports en commun au Québec. Depuis le 8 décembre, de nombreuses personnes nous ont contactés et des plaintes additionnelles ont été déposées à la CDPDJ.
Puisque plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à déposer une plainte, nous avons décidé de tenir une séance d’information le 30 janvier prochain de 19 h 00 à 21 h 30 au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. L’objectif de la séance d’information est de vous expliquer la façon dont vous pouvez vous joindre à la campagne de plaintes et de répondre à vos questions.  Nous ferons également un bref survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. De plus, nous voyagerons virtuellement dans d’autres grandes métropoles pour constater que Montréal fait piètre figure en matière d’accessibilité du transport en commun.
L’inaccessibilité du transport en commun à Montréal ne brime pas seulement les droits des personnes handicapées ne pouvant pas utiliser des escaliers. Par exemple, les personnes handicapées ayant des limitations visuelles vivent également de la discrimination fondée sur le handicap dans les services de la STM. Un représentant du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) sera également présent pour parler de ces obstacles.
La Charte québécoise des droits et libertés interdit clairement la discrimination fondée sur le handicap. Le temps est venu de nous en servir!  
Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence si vous le pouvez par courriel à info@rapliq.org ou par téléphone au 514-656-1664
Merci!

Quand : 30 janvier 2011 de 19 h 00 à 21 h 30
Où : Salle 147 du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
2295 Laurier Est, Montréal

Revue de l’année 2011 du RAPLIQ

En 1969, Neil Amstrong posait le pied sur la Lune. En 2085, le métro de Montréal sera finalement...accessible.JANVIER

24        #métro #motion #stm #ville de Montréal #???!!!

Suite à nos revendications à l’hôtel de ville de Montréal pour un métro accessible avant 2085, l’Opposition officielle a déposé une motion pour l’accessibilité du métro de Montréal. Cette motion visait à respecter l’objectif indiqué dans le plan de transport de 2008, soit la mise en accessibilité de trois stations par année. Nous avions rencontré le Regroupement des usagers du transport adapté et accessible de Montréal (RUTA) quatre jours avant le dépôt de la motion et avions décidé d’assister ensemble au dépôt le lundi suivant. Malheureusement, le soir venu, la motion a été rejetée par la majorité au pouvoir. Nous avons également été profondément déçus d’apprendre que le RUTA de Montréal, qui n’était finalement pas présent, avait fait parvenir deux lettres à la STM deux jours avant le dépôt de la motion afin de remercier la société de transport pour toutes les ressources investies au niveau de l’accessibilité. Les lettres réitéraient l’appui et la confiance de l’organisme envers la STM. Un extrait d’une des deux lettres a été lu par Marvin Rotrand pendant les débats sur la motion. M. Rotrand avait alors mentionné, avec raison, que l’organisme représentant les personnes handicapées dans le transport en commun à Montréal, appuyait la STM. Mais où était donc le problème? Pour en savoir plus…

Cette terrasse était accessible en 2010. Elle est maintenant surélevée et aucun accès n'a été prévu la rendant donc inaccessible.27        #arrondissements #terrasses

Nous avons rencontré le conseiller d’arrondissement Richard Ryan du district Mile End de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal au sujet de l’accessibilité des terrasses pour la saison estivale 2011. L’objectif était alors d’assurer un suivi aux pressions exercées l’été dernier pour que le cadre normatif de l’arrondissement portant sur les terrasses soit modifié afin de s’assurer de l’accessibilité des terrasses. M. Ryan s’est montré plutôt réfractaire à nos demandes répétant que beaucoup avait déjà été accompli pour le dégagement piétonnier sur le trottoir. Nous avons également rencontré François Croteau, Maire de l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, pour discuter d’accessibilité.

FÉVRIER

Bateau-pavé réellement accessible à Berkeley en Californie.17        #accessibilité #Code de la construction

Suite à une demande de M. Ryan nous avons rédigé un document expliquant les enjeux de l’accessibilité. Ce document comportait des exemples pour l’arrondissement de villes où l’accessibilité est déjà bien avancée, dont la ville de Berkeley en Californie. Nous avons également inclus au document de nombreuses informations sur l’accessibilité universelle, des extraits d’un mémoire produit par le RAPLIQ sur le sujet, des articles de réflexion sur la modification du Code de construction du Québec. Bref, nous avons fait tout ce qui était à notre portée pour informer et surtout sensibiliser les élus de l’arrondissement.

19        #fun #stm #métro #2085

Les citoyens et citoyennes étaient invités à clavarder avec Michel Labrecque, président de la STM, au sujet du plan stratégique 2020. Nous avons activement participé à la période de questions. Le président nous a confirmé que, selon le plan « stratégique » de la STM, le métro ne sera pas accessible avant 2085… Pour en savoir plus…

21        #accessibilité  #patrimoine   #ville de Montréal

Linda a participé au Conseil de ville en posant une question au sujet de l’accessibilité des commerces. Quelques jours auparavant, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal avait obligé un propriétaire à faire les travaux nécessaires afin de restaurer le patrimoine de son immeuble. Nous nous sommes donc dit que s’il était possible d’obliger un proprio à restaurer son patrimoine, il était sans doute possible de l’obliger à se rendre accessible à tout le monde!

MARS

6          #fun #$ #spaghetti

Nous avons organisé notre première activité de levée de fonds. Grâce à des dons et à des dizaines de bénévoles, nous avons organisé un souper spaghetti qui nous a permis de ramasser 1105 $! Lire la suite de «Revue de l’année 2011 du RAPLIQ».