La violence et la négligence à l’égard des personnes en situation de handicap: Des crimes cachés

Le RAPLIQ a réalisé une recherche sur les expériences de violence et de négligence vécues par les personnes en situation de handicap grâce au support financier du Ministère de la Justice du Canada.Nous avons rencontré quatorze personnes qui ont accepté de partager leurs histoires. La plupart d’entre elles ont vécu des crimes qu’elles n’ont jamais dénoncés. Nous vous invitons à lire ce rapport afin de comprendre de quelles façons la pauvreté, la discrimination et l’exclusion mettent en place les conditions idéales pour la violence et la négligence.

Vous pouvez consulter le rapport de recherche intitulé ‘Crimes cachés’ en format PDF ou WORD.  Bonne lecture!

Vous pouvez également lire un article du Journal de Montréal au sujet de notre rapport.

3 réponses à «La violence et la négligence à l’égard des personnes en situation de handicap: Des crimes cachés»

  1. Marie-Josée dit :

    Un petit commentaire pour dire que j’ai lu le rapport de recherche en PDF.

    Alors là, bravo à tout l’équipe de la RAPLIQ qui ont élaboré ce projet! Je suis une femme handicapée et il y avait des éléments que je ne savais même pas que cela pouvait exister comme les préjugés au niveau de la sexualité! Heu, wow, c’est pathétique! J’avoue qu’il y avait certains témoignages qui m’ont vraiment choqué, indigné par rapport aux commentaires des gens qu’ont envers les personnes handicapées. Je trouve cela réellement dégeulasse qu’on nous prend pour des objets sans intérêt…

    Ce genre de rapport devrait être lu par plusieurs intervenants et je suis ENTIÈREMENT EN ACCORD qu’on doit donner une formation obligatoire aux futurs intervenants sur la manière d’intervenir auprès des personnes en situation de handicap. Mais est-ce que les institutions scolaires en feront autant? Je suis un peu sceptique, mais on peut rêver, en tout cas, moi j’y tiens qu’un jour, cela se réalisera! Si les cours de gérontologie ont fait leur entrée à l’université, alors pourquoi pas une formation sur les personnes handicapées? 😉

  2. Olivier CdE dit :

    Salut,

    une fois de plus une analyse des faits pertinente. Je me permets de vous suggéré deux autres pistes de solution qui pourraient être creusées à court terme :
    Demander à l’OPHQ le bilan de leur action depuis pour l’application de cet article concernant les problèmes soulevés par votre rapport et voire à proposer des actions de formation pour et par si celles ci ne sont pas déjà entreprises

    Loi assurant l’exercice des droits ….
    SECTION II – MISSION ET FONCTIONS DE L’OFFICE
    1. — Mission, devoirs et pouvoirs de l’Office
    e.1) promouvoir, auprès des établissements d’enseignement de niveau universitaire, collégial et secondaire ainsi qu’auprès des organismes responsables de la formation professionnelle, l’inclusion, dans les programmes de formation, d’éléments relatifs à l’adaptation des interventions et des services destinés aux personnes handicapées et, sur demande de ces établissements et organismes, les conseiller à ce sujet;

    Demander à la Commission des droits de la personne d’affirmer sa volonté d’appliquer l’article 48 de la Charte  » La Charte des droits et libertés de la personne prévoit (article 48) que toute personne âgée a le droit d’être protégée contre toute forme d’exploitation. La Charte est une loi : exploiter une personne âgée est donc illégal. Cette protection contre l’exploitation s’applique aussi aux personnes handicapées. » Le recours à l’équipe d’intervention spécialisée en matière de lutte contre l’exploitation de personnes âgées devrait donc clairement être possible pour une personne handicapées. L’article de la Charte est le même, les enjeux et les acteurs interpellés sont en grande partie similaires.

    « Mise en place par la Commission le 1er avril 2010, cette équipe est composée de cinq enquêteurs et d’un conseiller juridique entièrement dédiés à la problématique de l’exploitation de nos aînés.  » http://www2.cdpdj.qc.ca/DroitsDeLaPersonne/personnes-agees/Pages/default.aspx
    J’ai appelé à la Commission des droits de la personne à l’annonce du lancement de l’équipe d’intervention … on m’a confirmé que ce recours était possible et j’en ai informé les associations avec lesquelles je suis en contact. Cependant, il n’existe pas d’information officielle à la population.

    Au plaisir,
    Olivier – ROP03