L’accessibilité des autobus de la STM négligée: la liberté, la sécurité et la dignité des personnes en situation de handicap compromises

Le RAPLIQ dénonce les obstacles limitant le droit des personnes en situation de handicap d’accéder aux autobus de la Société de Transport de Montréal. Aujourd’hui, des personnes utilisant un fauteuil roulant ou un triporteur évalueront l’accessibilité des autobus sur des dizaines de lignes. Les médias sont invités à tenter l’expérience en se joignant à des participants. Écoutez notre message sur YouTube!

Considérant l’inaccessibilité du métro de Montréal, les autobus représentent le seul moyen de transport public régulier offrant un niveau d’accessibilité intéressant. Toutefois, même si la majorité des autobus sont accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou en triporteur,  il arrive souvent que ces personnes ne puissent monter à bord. Les rampes d’accès non fonctionnelles ainsi que les attitudes négatives et discriminatoires de certains chauffeurs sont malheureusement bien réelles.

Les premiers autobus dits accessibles ont été mis en service le 24 août 1999 sur cinq lignes soient 11-Montagne, 14 Amherst, 27-Saint-Joseph, 51-Édouard-Montpetit et 97-Mont-Royal. La STM affirmait alors que ces  »cinq lignes qui répondent bien à leurs besoins de déplacement »!  Le service était alors offert du lundi au vendredi, en dehors des heures de pointe, soit de 9 h 30 à 15 h 30 et après 18 h 30, et toute la journée les samedis, dimanches et jours fériés!

Même si la STM a seulement acheté des autobus munis de rampes d’accès depuis 1998, l’accessibilité réelle de ceux-ci et l’inclusion des personnes en situation de handicap ne s’est jamais matérialisées.

Aujourd’hui, nous évaluerons l’accessibilité au niveau des rampes d’accès. Nous sommes néanmoins conscients que l’accessibilité des autobus ne se limite pas à cette composante. Les autobus de la STM ne sont toujours pas munis d’un dispositif annonçant les arrêts afin de permettre aux personnes de s’orienter. Ce dispositif est pourtant essentiel pour les personnes ayant des limitations visuelles.

Nos revendications sont simples.

-La Ville de Montréal doit faire une enquête sur l’accessibilité des autobus dits accessibles de la STM.

-La Ville de Montréal doit s’assurer que la STM veille au bon fonctionnement des rampes d’accès.

-Un programme de formation rigoureux tant au plan technique qu’humain doit être mis en place afin que les chauffeurs de la STM puissent utiliser la technologie en place et interagir avec les usagers en situation de handicap de façon à respecter leur dignité (oui le profilage ‘handicapial’ ça existe!).

Le RAPLIQ participera au Conseil de Ville pour dénoncer la situation et partager les résultats de sa journée. Il rappellera que le Québec et le Canada ont adhéré à la Convention relative aux droits des personnes handicapées en 2010. L’accessibilité des autobus publics est un droit reconnu et est déjà une réalité dans la plupart des villes canadiennes et américaines, ainsi qu’ailleurs dans le monde.

Si vous êtes une personne utilisant les rampes d’accès des autobus et que vous avez vécu une situation problématique, vous pouvez remplir le formulaire que nous avons mis en ligne. Nous avons besoin d’identifier les problèmes afin de les solutionner!

L’accessibilité des transports en commun c’est un droit!

On va tenter de twitter… suivez-nous!

Date : 22 août 2011

Heure : 18h30

Lieu : Hôtel de Ville, 275 Notre-Dame est

Une réponse à «L’accessibilité des autobus de la STM négligée: la liberté, la sécurité et la dignité des personnes en situation de handicap compromises»

  1. Nous observons que les chauffeurs qui sont en « taxi » plutôt qu’au volant de gros autobus pour personnes handicapées négligent la plupart du temps de ramener leur client… car ce n’est pas payant pour eux. Toute forme de revendication que vous pouvez faire à ce sujet, nous l’appuierons.