Naître dans une société déficiente

Nous invitons à lire une lettre écrite par notre vice-présidente suite à un article paru dans Le Soleil et Le Droit présentant la naissance d’un enfant handicapé comme un évènement étant intrinsèquement tragique. Les stéréotypes et les préjugés fondés sur le handicap sont très présents dans les médias. Nous croyons qu’une représentation adéquate des personnes en situation de handicap dans les médias favoriserait grandement le respect de leurs droits et de leurs libertés.

Extrait de la lettre:

Le 23 octobre dernier, Le Soleil et Le Droit ont publié un article intitulé « Avoir un enfant qui a une déficience physique ou mentale » écrit par Dre Nadia Gagnier. Le titre a attiré mon attention puisqu’il y a à peine une quinzaine d’années, j’étais cette enfant. Du haut dans mon fauteuil roulant vert fluo, j’ai rapidement compris que j’allais avoir une vie pas si ordinaire.

La chronique de Dre. Gagnier commence par la petite histoire d’un couple de grands-parents dont la fille vient de donner naissance à un troisième enfant « souffrant » de paralysie cérébrale. Cette naissance bouleverse la petite famille qui comptait avant la naissance du petit dernier, deux enfants « qui fonctionnaient très bien jusqu’à maintenant ». Les grands-parents sont inquiets. Leur fille est dans un état de déni et rationalise la situation en étant artificiellement positive. Leur gendre est dévasté. L’avenir ne s’annonce pas rose. Un enfant handicapé est né.

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Une réponse à «Naître dans une société déficiente»

  1. Marie-Josée dit :

    Salut Laurence,

    Raison de plus de créer mon livre qui raconte ma vie en tant que femme multi-handicapée. Ce n’est pas commencé encore, j’attends le bon moment pour cette grande aventure. :O) Même les professionnels de la santé comme les psychologues, les médecins, comprennent toujours aussi mal la réalité des personnes handicapées. Comme si être handicapé prédisposait au malheur… Ce qui nous rend plus vulnérable, c’est le regard des gens et l’inaccessibilité des services essentiels à notre développement. Dans mon cas, j’ai été chanceuse d’avoir de bons services dans les années 80, malgré la suggestion d’un médecin à l’Hôpital Ste-Justine de me placer… Si, si, tu as bien lu! ;o) Je sais que ça va susciter beaucoup de réactions parmi d’autres membres, mais oui, ça s’est bien arrivé. Et je crois que cela se fait encore de proposer aux parents de placer.

    Je ne crois pas et je le pense fortement que le bonheur n’est pas une question de normalité, mais bien comment l’être humain crée son bonheur. J’ai compris avec le temps que même les personnes qui n’ont pas d’handicap sont autant malheureux, même beaucoup plus ce que l’on pense. C’est seulement non visible… On comprend plus ce genre de choses qu’avec les expériences de vie et mes cours en Intervention au près des jeunes m’ont ouvert les yeux sur cette réalité.

    Avec un certain découragement et beaucoup de frustrations, il faut encore à se battre et jusqu’où ça va aller?