Le RAPLIQ somme le gouvernement québécois de respecter sa propre politique de soutien à domicile

Montréal, le 05 juin 2012 – Des milliers de personnes handicapées ou en perte d’autonomie sont privées de services adéquats de soutien à domicile. Les listes d’attentes au programme s’allongent sans fin. La liste des facteurs d’exclusion aussi. Certaines personnes handicapées vivent des situations de violence et de négligence. D’autres sont forcées de vivre en centre d’hébergement devant l’absence de services. Les proches sont épuisés. Il ne s’agit là que de faits saillants en matière de services de soutien à domicile au Québec.

Bien que ces problèmes soient connus et dénoncés par les organisations de personnes handicapées depuis de nombreuses années, il aura fallu que la protectrice du citoyen, alarmée par l’augmentation de plaintes en matière de soutien à domicile, fasse enquête et mette à jour des faits troublants en ce qui concerne ces services. Non seulement il y aurait sous-financement du soutien à domicile au Québec mais, « dans les faits, ces sommes sont parfois ‘réorientées’ à des fins de compressions budgétaires ou pour éponger des déficits ailleurs », selon le rapport publié ce printemps.

« Cette situation est insoutenable », déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « De plus, notre rapport ‘Crimes cachés’ (PDF), rendu public en août 2011, fait état de l’abus dont sont souvent victimes les personnes handicapées, que ce soit de la part de personnel de soutien payé ou de proches aidants. Comment peut-on parler de ‘vivre à part entière’ dans le cadre de cette Semaine québécoise des personnes handicapées et passer sous silence ces situations aberrantes? », d’ajouter Madame Gauthier. « Comment le gouvernement peut-il rester sans réponse devant ces actes indignes d’une société moderne comme la nôtre? »

Le véritable succès d’un gouvernement se mesure dans sa réponse aux besoins des citoyens et notamment de ceux qui sont souvent les plus vulnérables. Clairement, le gouvernement du Québec échoue à ce niveau. Le RAPLIQ somme donc le gouvernement québécois de résoudre les nombreux problèmes présents et de consentir les investissements à la hauteur des besoins réels de la population et ce, en toute équité. Le RAPLIQ demande aussi que cesse le détournement par les centres de santé et de services sociaux (CSSS) des budgets de soutien à domicile pour leur permettre d’atteindre l’objectif de déficit zéro qui leur est imposé.

À propos du RAPLIQ

Le RAPLIQ a pour objectif l’élimination de la discrimination faite à l’égard des personnes handicapées et des obstacles limitant l’exercice de leurs droits et libertés.