Semaine québécoise des personnes handicapées : On nous célèbre une semaine par année et on brime nos droits les 51 autres !

Montréal, le 07 juin 2012 – Tout au long de cette semaine, le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a tenté de mettre en lumière quelques problématiques inquiétantes au sujet des conditions de vie des québécoises et québécois handicapés. Retards importants en matière d’accessibilité architecturale, situation très préoccupante au niveau des services de soutien à domicile, l’inaccessibilité du transport en commun. Mais en fait, il ne s’agit que de quelques exemples et on ne touche même pas à la pointe de l’iceberg.
Qu’il s’agisse de l’accès à l’éducation, l’intégration et le maintien en emploi, l’accès à un revenu décent, l’accessibilité des technologies de l’information et des communications, la disponibilité de ressources résidentielles adaptées, etc., de nombreuses personnes handicapées au Québec vivent des situations inacceptables et les réponses tardent à se concrétiser.
« Le gouvernement ne semble pas comprendre la gravité de la situation », déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Une majorité des québécois handicapés ne ‘vivent pas à part entière’, pour reprendre le slogan de cette semaine. Loin de là. Beaucoup d’entre nous sommes en situation d’extrême pauvreté, exclues d’activités et d’espaces essentiels, trop d’entre nous sommes en détresse. L’Office des personnes handicapées du Québec et le gouvernement québécois doivent mettre les priorités aux bonnes places et respecter nos droits », rappelle-t-elle.
Pour le RAPLIQ, cela signifie notamment de reconnaître les réels enjeux et d’y consentir les efforts et les investissements nécessaires. Par exemple, il ne suffit pas d’adopter une politique telle que la politique « À part entière » ou de rédiger des plans d’actions qui n’ont aucune force d’actualisation. Il ne suffit pas d’adopter un standard sur l’accessibilité des sites Web du gouvernement et de ne pas allouer les budgets nécessaires pour son implémentation. Il ne suffit pas d’adopter des politiques d’accessibilité universelle tout en continuant à soutenir un système qui tolère la discrimination. « Toutes ces inégalités ne s’aplaneront pas avec une pensée magique », ajoute Madame Gauthier. « Il est plus que temps de passer à des moyens sérieux ».