Journée internationale des personnes handicapées – La nouvelle Première Ministre doit agir pour que cesse la discrimination à l’égard des personnes handicapées

Dans un contexte de compressions budgétaires, les droits des personnes handicapées sont en péril. Les effets de ces coupures se font de plus en plus sentir. Pourtant, dès 2007, le Québec a déclaré son intention de respecter la Convention internationale des droits des personnes handicapées. Le gouvernement québécois est également tenu de ne pas discriminer les personnes handicapées en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, et ce, depuis 1978.

En cette journée internationale des personnes handicapées, nous invitons Madame Marois à constater les multiples obstacles et formes de discrimination rencontrés par les personnes handicapées. La Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle ne parvient pas à éliminer les obstacles et la discrimination. L’Office des personnes handicapées du Québec ne représente pas les personnes handicapées et ces dernières ont perdu confiance en cette instance.

Le 4 septembre dernier, des personnes handicapées n’ont pas pu voter à cause de l’inaccessibilité de bureaux de vote. À Montréal, un quartier de spectacles a été conçu de façon à créer de nombreux obstacles mettant en péril la sécurité des personnes aveugles ou ayant une basse vision. Dans nos cinémas, nos films québécois, dont nous sommes si fiers, ne sont pas sous-titrés, les rendant inaccessibles aux personnes sourdes ou malentendantes. Des personnes handicapées sont forcées de vivre en CHLSD faute de services de soutien à domicile adéquats.

Les exemples de situations discriminatoires sont malheureusement bien nombreux. Ils démontrent bien la nécessité de revoir la question des droits des personnes handicapées au Québec. En 2005, l’Ontario s’est doté de l’Accessibility for Ontarians with Disabilities Act, une loi visant à créer une province accessible pour les personnes handicapées d’ici 2025. L’objectif de la loi est d’éliminer les obstacles afin que les personnes handicapées puissent vivre librement et n’aient pas continuellement à porter plainte. Les changements sont déjà bien tangibles en ce qui a trait aux transports en commun ainsi qu’au service à la clientèle dans plusieurs sphères d’activité. Chaque jour, le Québec accumule du retard par rapport à l’Ontario.

Le Québec doit rattraper le temps perdu au cours des deux dernières décennies et se doter d’une législation ayant du mordant comme l’ont fait l’Ontario et les États-Unis, afin que les droits des personnes handicapées deviennent une réalité.

Vous pouvez écrire à Mme Marois pour lui faire part de votre support pour nos revendications : pauline.marois@assnat.qc.ca