L’accessibilité universelle, une question de dignité

Par Steeve Désaulniers

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Un des obstacles majeurs auxquels font face les personnes handicapées est l’inaccessibilité trop fréquente des lieux publics. Nous voulons toutes et tous prendre une part active dans les activités de notre communauté, mais bien souvent nous nous retrouvons face à des escaliers, des portes trop étroites et j’en passe. Trop souvent nous avons la « chance » de croiser un bon samaritain étant prêt à nous « aider », alors on pile sur notre orgueil et on accepte le « secours » de cette personne si dévouée. Mais ce que les personnes non handicapées ne réalisent pas, c’est que cette assistance pourtant si gentiment offerte contribue à maintenir les personnes handicapées dans une situation de dépendance envers la société, car si l’édifice que la personne handicapée fréquente régulièrement n’est jamais rendu accessible, elle devra rester dehors.
Il faut aussi prendre conscience que cette situation de dépendance dans laquelle se trouve la personne handicapée crée des relations inégalitaires entre elle et une personne non handicapée. Par exemple, comment voulez-vous qu’une personne handicapée puisse faire preuve d’autonomie si elle doit demander constamment l’assistance de quelqu’un pour entrer dans un immeuble ? Comment peut-elle s’objecter et protester contre l’opinion majoritaire dans une assemblée quand ces gens lui ont si gentiment rendu service un peu plus tôt?
Il est grand temps que notre société s’ouvre au concept de l’accessibilité universelle. Un concept selon lequel chaque personne, qu’elle soit handicapée ou non, peut entrer dans un édifice par le même accès. De cette façon, la personne handicapée n’aurait plus à demander « l’aide » de tout un chacun. Adhérer au concept de l’accessibilité universelle, c’est permettre aux personnes handicapées d’avoir des relations plus égalitaires avec leur entourage, car elles ne se retrouveraient plus en situation de dépendance. Adhérer au concept de l’accessibilité universelle, c’est permettre aux personnes handicapées de vivre dans le respect et la dignité.

Steeve DésaulniersSteeve Désaulniers détient une technique en travail social et un certificat en droit. Il siège au Conseil d’administration du RAPLIQ depuis septembre 2012.

Une réponse à «L’accessibilité universelle, une question de dignité»

  1. cathy leblanc dit :

    bonjour

    jai eu des funérailles ce week end… et une chance il y avait ma famille car moi et mon conjoint naurais pas pu y allé. on a monter ma marchette et mon conjoint dans un fautueil qui on monter a bras. le salon était dans une église

    merci