Pendant que les cols bleus envahissent l’Hôtel de Ville, les personnes handicapées rêvent d’un avenir meilleur…

Lundi dernier, le RAPLIQ, parmi cette mer de manifestant, a résisté et posé des questions!

Lundi, 18 août 2014, le RAPLIQ fut témoin des actions de protestation vandale commises par divers employés municipaux, alors que des membres de son conseil d’administration s’apprêtaient à intervenir sur le dépôt d’une motion de l’Opposition officielle. Cette motion visait une prise en considération de l’accessibilité universelle.

Une motion floue et manquant de mordant

Le RAPLIQ considère que la portée de cette motion était mal définie :

  • Les considérations d’accessibilité dans les sommaires décisionnels toucheraient-ils l’ensemble des bâtiments et commerces de la ville ou uniquement les édifices et infrastructures municipaux?
  • Est-ce que cette motion permettrait aux élus d’outrepasser les limitations de la loi sur le bâtiment en matière d’accessibilité?
  • Suite à cela, quel serait le plan à long terme de l’administration? Pourrions-nous espérer prendre le métro avant le 22e siècle?

Tant de questions sans réponses…

Le RAPLIQ reconnaît la bonne volonté de la responsable du dossier d’accessibilité, Madame Monique Vallée

Lors d’une rencontre, le 4 juillet dernier, la présidente du RAPLIQ, madame Linda Gauthier et M. Yves Daoust, nouvel administrateur se sont longuement entretenus avec Madame Vallée.

Au cœur de leurs échanges :

  • Les enjeux fondamentaux de l’accessibilité dans l’optique des droits et libertés au Québec
  • Le fait que la piètre situation de l’accessibilité à Montréal contrevient sans équivoque à plusieurs articles de la Charte des droits et libertés de la personne, LA loi au-dessus de
    toutes les autres!

Ainsi, le RAPLIQ n’est pas d’avis que l’avortement de cette motion soit si déplorable et ne considère pas cela comme une défaite. Au contraire. Le fait qu’il y ait un report à l’automne pourrait, selon ce que semblait présumer Mme Vallée, être plus favorable aux personnes en situation de handicap que la motion proposée par Projet Montréal.

Linda Gauthier demeure prudente dans ses attentes, mais optimiste quant aux propos de Mme Vallée, mais reste accrochée aux derniers mots prononcés sur ce point par le Maire lui-même, M. Coderre :
« Je veux ajouter, M. le Président, que par le retrait de cette motion, nous ne sommes pas contre l’accessibilité universelle, au contraire, on va travailler d’arrache-pied pour que cette accessibilité universelle se retrouve partout dans notre ville! »

Le RAPLIQ ajoute que l’administration Coderre est au pouvoir depuis moins d’un an, qu’il faut faire confiance, mais que si des mesures concrètes visant une règlementation statuant sur l’obligation d’accessibilité universelle ne sont pas prises d’ici la fin l’année, l’organisme entamera le processus de recours collectif contre la Ville. L’accessibilité est un droit, qu’on ne l’oublie pas!

Le RAPLIQ est un organisme oeuvrant en défense des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard.

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