Nouvelles dispositions pour le tirage au sort à l’hôtel de Ville pour une question de «Sécurité» : Le RAPLIQ dénonce ces mesures sécularisant et limitant l’expression d’opinion

Suite aux incidents malheureux s’étant produit lors du dernier conseil de Ville, le 18 août dernier, la commission de la présidence a élaboré, plus tôt cette semaine, un nouvelle politique d’accès à l’hôtel de Ville de Montréal plus précisément lors de soir de conseils où il y a période de questions.

Cette nouvelle «Politique» repose principalement sur 3 choses que le RAPLIQ juge comme étant préjudiciables quant à l’exorcise de la démocratie au sein de la «Maison des citoyens» :

  1. La récupération des billets de tirages ne se fera plus à l’hôtel de Ville, située au 275 Notre-Dame Est mais bien au 303 rue Notre-Dame Est, édifice attenant à l’hôtel de ville

  2. Chaque billet émis devra être identifié au nom de la personne l’ayant reçu

  3. L’échange de billets sera passible d’amendes allant de 100 à 1 000 dollars

Attendu l’application à la lettre de ces dispositions, le RAPLIQ peut affirmer les faits suivants :

  1. Faire déplacer à DEUX reprises des citoyens payeurs de taxes d’impôts dans le seul but d’assurer un meilleur contrôle des accès à l’Hôtel de Ville est une mesure exagérée pouvant même limiter la participation citoyenne. Les citoyens ne sont-ils pas bienvenus dans LEUR maison? Pourquoi leur rendre la tâche de participation à la vie démocratique plus difficile qu’elle ne l’est déjà?

  2. Lors des réflexions ayant menées à ces dispositions, est-ce que la commission de la présidence a considérée la position périlleuse dans laquelle le fait de devoir se déplacer entre deux édifices représente pour les personnes en situation de handicap? Comment ces personnes peuvent telles assurer leurs déplacement sécuritaires en étant soumis à la glace sur les trottoirs glissants, parfois en piètre état et la neige sévissant sur Montréal en hiver?
    Suite à de récentes tractations de la part de la présidente du RAPLIQ, Madame Linda Gauthier et de certains citoyens concernés, le Greffier, M. Yves Saindon a tenu à préciser que des «mesures d’accommodement» seraient offertes aux personnes handicapées, qu’elles pourraient, entre autre, envoyer quelqu’un réoccuper le billet à leur place. Ce à quoi Linda Gauthier répond : «Il s’agit ici d’une mesure qu’on tente de faire passer pour un privilège, un cadeau, alors qu’en fait, ce n’est qu’un façon déguisée d’infantiliser les personnes handicapées».

    Il convient de comprendre ici que l’enjeu est qu’une personne handicapée n’est pas toujours accompagnée et que de surcroît une personne est dans son plein droit de participer au processus démocratique sans se sentir différente des autres en toute autonomie et sécurité.

  3. Le fait de rendre répréhensible, sous peine d’amendes salées, l’échange de billets au sein, par exemple, d’un groupe de citoyen disposant de porte-paroles ou même entre individus PEUT être vu comme un moyen coercitif d’assurer l’exorcise juste et équitable de la démocratie. Cependant, il n’en est rien, puisqu’en général, un citoyen ayant été pigé avec un numéro échangé, donc autre que le sein, va donner son propre billet à quelqu’un d’autre après s’est enregistré auprès du greffe. «Nous ne sommes pas des enfants d’école, on sait vivre et respecter le processus démocratique. De plus, c’est un fait connu que ce ne sont pas tous les membres d’un groupe qui sont à l’aise devant un micro… Alors, en quoi est-ce que de partager les billets et ainsi assurer que le message passe peut nuire à la démocratie?» se questionne Laurent Morissette, vice-président du RAPLIQ

En définitive, une motion sera présentée au conseil de ville ce Lundi 15 septembre pour débattre de la question de ces nouvelles règles que Me Yves Saindon a qualifié de «Temporaire», dans une réponse par courriel, état des choses dont doute fortement le RAPLIQ et ses sympathisants.

C’est pour l’ensemble des faits et attentes ci-dessus que le RAPLIQ sera au Conseil de ville du Lundi 15 septembre afin de faire savoir au maire qu’il se doit de faire respecter la démocratie sans toutefois l’entraver ou rendre sa pratique plus intimidante qu’elle ne l’est déjà!