L’OCPM ne prend pas ses responsabilités en continuant d’exclure les personnes handicapées

Communiqué de presse

L’OCPM ne prend pas ses responsabilités en continuant d’exclure les personnes handicapées

Montréal, 12 novembre 2015 – Pour faire suite au communiqué diffusé ce matin par le RAPLIQ sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/LeRAPLIQ/?fref=ts

et pour commenter la réplique de l’Office de consultation publique de Montréal, le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) ne laissera pas l’OCPM banaliser à ce point l’importance de l’accessibilité universelle en tout temps et ne laissera pas cette instance pas plus qu’une autre tenter de se défiler de ses responsabilités.

Remettons les pendules à l’heure. Lorsque, jeudi 5 novembre 2015, nous avons pris connaissance que ce mois-ci, quatre (4) consultations publiques se tenaient dans des lieux non accessibles, le RAPLIQ a communiqué avec monsieur Luc Doray, secrétaire de l’OCPM, lequel a mentionné ce nouveau concept de « crowdsourcing ».

Le RAPLIQ est d’avis que bien que l’OCPM mette ce moyen à la disposition de groupes désireux de tenir une consultation publique, n’en demeure pas moins qu’à partir du moment où l’Office fournit des trousses DE L’OCPM « prêtes à consulter » et diffuse l’information complète sur son site, il entérine cette façon de faire, il sanctionne la non-accessibilité de ces consultations publiques, il cautionne l’exclusion sociale.

Par ailleurs, la Ville de Montréal, dont l’OCPM est un organe qui prend ses mandats du Comité exécutif de la Ville de Montréal et dont l’élu responsable est M. Russell Copeman, vient tout juste, le 27 octobre dernier, d’adopter le Plan d’action 2015-2018 en accessibilité universelle. Ironique n’est-ce pas?

L’Office de consultation publique de Montréal et la Ville de Montréal tentent-ils de se défiler de cet important facteur qu’est l’accessibilité universelle, sous des prétextes de sous-traitants et de sous-groupes?

« Encourager ainsi la non-accessibilité d’un endroit ouvert au public ou un lieu où se tient un évènement à caractère public, de surcroît, appuyé et documenté par une instance mandatée par la Ville pour tenir des consultations publiques, en privant ainsi l’accès à des individus est une enfreinte sérieuse à l’article 15 de la première loi au Québec, la Charte des droits et libertés de la personne. En découle également l’enfreinte de plusieurs autres articles!» s’exclame Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ.

Imaginez qu’on vous interdirait l’accès à un endroit où se tient un évènement parrainé par l’OCPM, comment vous sentiriez-vous? 

Le RAPLIQ a proposé à Luc Doray d’amender le guide et la documentation afférente de sa trousse « prête à consulter » avec une mise en garde, que si le lieu où la consultation aura lieu n’est pas accessible, l’OCPM ne se porte pas garante ni par sa documentation ni par la diffusion de leur évènement.

M. Doray n’a pas accusé réception.

C’est pourquoi le RAPLIQ maintient qu’il déposera ses doléances devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), pour discrimination fondée sur le motif du handicap.

Pour infos : Linda Gauthier

Présidente

(514) 656-1664

www.rapliq.org

À propos du RAPLIQ : « Le RAPLIQ est un organisme voué à la défense et promotion des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard. »

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