Archive pour la catégorie «Actualités»

L’absence d’une terrasse accessible aux personnes à mobilité réduite dénoncée

(Source Journal Métro )

L'accès à la terrasse du restaurant de l'ITHQ

L’accès à la terrasse du restaurant de l’ITHQ

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) dénonce l’absence d’un accès pour les personnes à mobilité réduite sur la nouvelle terrasse de l’Institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec (ITHQ), qui promet néanmoins de s’ajuster.

L’ouverture, en début de semaine, de la terrasse du restaurant de l’école de gestion hôtelière a mis la présidente du RAPLIQ, Linda Gauthier, «en colère». Elle ne comprend pas l’absence d’une rampe pour accéder à cet espace légèrement surélevé, situé dans l’angle des rues Saint-Denis et de Malines, dans l’arrondissement du Plateau–Mont-Royal.

Pour atteindre ce lieu qui peut accueillir une vingtaine de personnes, les clients doivent passer par l’intérieur de l’établissement et gravir trois marches. Aucune disposition ne permet aux personnes disposant d’un fauteuil roulant d’en profiter. «C’est grave, inadmissible et c’est de la discrimination», soutient fermement Linda Gauthier, expliquant que l’un des membres du RAPLIQ s’est récemment vu priver de cet accès, faute d’installations adéquates pour son triporteur. «On n’a pas le droit de nous empêcher d’aller sur une terrasse», reprend celle qui dirige l’organisme qui se bat pour les droits des personnes handicapées.

«On est allé sur la lune, on doit bien être capable de réaliser des terrasses accessibles à toute la population.» – Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ

Des raisons de sécurité
Interpelé par Métro, l’établissement, qui se dit «très sensible» à la demande du RAPLIQ, avance notamment des raisons de sécurité, liées à l’exiguïté des lieux.

«On a fait construire cette terrasse pour permettre à nos étudiants de vivre une nouvelle expérience pédagogique et pour répondre aux besoins d’une industrie qui en ouvre durant la saison estivale, explique Paul Caccia, directeur général associé de l’ITHQ. Mais on n’a que neuf tables dehors et il faut que ce soit sécuritaire pour les clients et nos étudiants, qui doivent se déplacer autour des tables.»

Reconnaissant que cette rampe « n’était pas prévue pour le moment», l’ITHQ promet désormais de se pencher sur ce dossier. Indiquant que le restaurant, tout comme l’ensemble de l’établissement, demeure complètement accessible aux personnes à mobilité réduite, l’institut va «regarder les possibilités et trouver une solution le plus tôt possible».

«On va s’inspirer des autres restaurants. On pourrait en mettre une et la retirer selon les besoins», reprend Paul Caccia, qui, pour des raisons pratiques, privilégie une rampe mobile, à l’intérieur, plutôt qu’un accès par la rue.

Le RAPLIQ mécontent
Cette solution ne convainc pas le RAPLIQ. «On veut une installation permanente, où l’on peut se déplacer d’une manière autonome, clame Linda Gauthier. Ça nous humilie toujours de quêter quelque chose qui est un droit. C’est malheureux qu’un fauteuil prenne plus de place qu’une chaise, mais nous, on n’y est pour rien.»

L’organisme envisage d’envoyer une mise en demeure à l’ITHQ et de porter le dossier en cour, si aucun accord n’est trouvé. «Si c’est le seul moyen de faire bouger les choses, on le fera», promet Linda Gauthier.

Une victoire historique!

Dans la vie, il n’y a pas un seul combat ne valant pas la peine d’être mené.

Vendredi dernier, un peu avant 16h, la Juge Paquette traçait, dans le sable de la société québécoise, les premiers mètres du chemin menant les personnes en situation de handicap vers une reconnaissance de leur droit à l’égalité des chances, au besoin fondamental d’obtenir le même service que l’ensemble de la population.

Pour l’auteur de ce lignes, il importe de voir cette autorisation en action collective comme un signe que la poigne sournoise de la conformité se relâche un peu autour du cou des trop souvent sans voix.

Nous pouvons désormais parler, revendiquer, débattre, sans avoir constamment l’impression de quémander.

Bien que la coupe ne soit pas encore tout à fait à nos lèvres, ce moment historique nous apporte un réconfort indéniable.

Un baume sur les plaies encore vives de l’humiliation ressentie face à l’impact de nos «différences » sur la vie des «Autres»

Combien de fois nous sommes nous retrouvés, un jour ou l’autre, à regarder des amis nous quitter par leurs propres moyens alors que nous devions attendre, avec une résilience certainement surhumaine notre transport adapté, ce service porte-à-porte, cet «avantage» (empoisonné) que les «Autres » n’ont pas.

Combien d’entre nous n’ont pu se trouver ou garder un emploi à cause du manque de flexibilité de leurs moyens de transport?

Des légions sans doute.

Enfin de compte, nous pouvons avancer la tête haute à partir de maintenant puisque nous avons été entendus!

Nous savons maintenant qu’il ne suffit pas de faire «preuve de bonne foi» trop peu trop tard pour que soient balayées du revers de la main les atteintes à notre dignité, l’humiliation de l’exclusion et pis encore l’existence de discrimination systémique.

Il s’agit d’un pas de plus vers la preuve, à la face du monde, que nous sommes des êtres humains à part entière avec des désirs, des aspirations, des joies, des peines, du courage ou de la peur.

N’AYEZ PLUS PEUR!

AFFIRMEZ-VOUS!

TENEZ-VOUS DROIT!

Cette victoire ne sonne pas le glas de la guerre pour nos droits mais au moins…

elle est à NOUS TOUS et nous avons de quoi en être fiers!

En avant pour la suite!

 

Le jugement en question:

RAPLIQ c. Agence métropolitaine de transport (May 26, 2017)

LA STM ET LA DISCRIMINATION DANS LE TRANSPORT EN COMMUN: UNE DÉCISION DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE FAIT RECULER LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

            LA STM ET LA DISCRIMINATION DANS LE TRANSPORT EN COMMUN:

UNE DÉCISION DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE FAIT RECULER LES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES

 

Montréal, 11 avril 2017 – Le RAPLIQ a critiqué vigoureusement une décision récente concernant la discrimination dans le transport en commun à Montréal, que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a rendu récemment le mois dernier.

On se rappellera du dépôt de plaintes historique le 8 décembre 2011 par dix-sept (17) personnes handicapées contre la Société de transport de Montréal (STM), fondées sur le motif du handicap.Dans les semaines qui suivent, d’autres personnes ont aussi déposé leur plainte.

 

Chacune de ces plaintes faisait état des facteurs discriminatoires vécus par les personnes en situation de handicap au sein de la STM, que ce soit au transport adapté, leur accès aux bus réguliers et la piètre accessibilité du métro. Certaines de ces plaintes étaient portées par le RAPLIQ et d’autres non.

 

Le 15 mars dernier, les plaignants ont été avisés par une résolution de la CDPDJ, datée du 19 janvier 2017, qu’elle fermait les dossiers, faute de preuve de discrimination qu’elles ont subies entre 2008 et 2011, dans le transport en commun à Montréal. Or, chacune de ces plaintes avait été fort documentée et tous les éléments fournis par les plaignants étaient tout à fait vérifiables.

Cependant, sans statuer si ou comment chaque personne a été refusé l’accès équitable aux moyens de transport en commun, la Commission conclut que les plaintes « portent sur la qualité du service offert plutôt que sur son accessibilité » d’une part et d’autre part, que la STM « a mis en place des accommodements raisonnables, dans les limites de la contrainte excessive, pour assurer le transport des personnes à mobilité réduite ».

Par conséquent, elle considère que « la preuve dont elle dispose au terme de l’enquête est insuffisante pour porter la cause devant un tribunal ».

Le RAPLIQ est particulièrement préoccupé par la manière dont la Commission évalue la défense d’accommodement raisonnable de la STM. Il note que durant les cinq années d’enquête, la Commission n’a retenu aucune expertise indépendante et objective afin de déterminer si les mesures mises en place par la STM ont été effectivement adéquates pour réduire l’inaccessibilité de ses autobus et ses stations de métro, et comment les changements recherchés constituent une « contrainte excessive » pour l’entreprise.

Effectivement,Le RAPLIQ n’a aucune preuve à l’effet que la Commission a de l’expertise interne pour déterminer la validité ou la légitimité de position de la STM concernant le caractère « excessif » des contraintes budgétaires et opérationnels auxquelles elle ferait face pour accommoder les usagers handicapés.

Selon Mme Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ, cette décision fait reculer d’au moins de 10 ans les droits des personnes handicapées.

Ironiquement, 2017 marque le 10e anniversaire de la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Via Rail (en mars 2007). Dans cet arrêt, la Cour suprême a maintenu une autre décision judiciaire obligeant Via Rail à aménager ses wagons pour les rendre accessibles aux personnes en fauteuil roulant, au coût de millions de dollars.

« Quand une Commission des droits de la personne a pris cinq ans pour enquêter sur les plaintes de discrimination dans le transport en commun qui touche des milliers d’usagers, on s’attend à qu’il y ait de la rigueur d’analyse, du savoir-faire et surtout de la conformité avec la jurisprudence actuelle », de dire Mme Gauthier.

D’ajouter M. Steven Laperrière, membre du Conseil d’administration du RAPLIQ, « Par ailleurs, on a la nette impression qu’il y a, en lisant cette résolution, que la Commission dispose d’un certain biais en faveur de la STM et qu’elle ne veut pas aller au Tribunal des droits de la personne pour contester ce qui est clairement un cas de discrimination systémique contre les personnes handicapées ».

 

« Avec cette décision, la Commission des droits a adopté une approche qui a pour effet de priver les personnes handicapées non seulement d’un droit à l’accès équitable au transport en commun, mais également des recours contre la discrimination tant directe que systémique dans tous les secteurs, car désormais, il faut prouver que chaque plainte de discrimination implique l’inaccessibilité et une pauvre qualité de service », déplore Mme Gauthier.

Le RAPLIQ se pose également des questions quant au processus décisionnel de la Commission.

Le 19 janvier 2017, il n’y avait alors qu’un (e) seule (e) commissaire aux droits de la personne (Me Pascale Fournier).  On ignore si Me Pascale Fournier a participé au Comité des plaintes (composé de trois commissaires) responsable de la décision. Les autres membres en poste à ce moment sont tous des commissaires en droits de la jeunesse (Mmes Jocelyne Myre et  Isa Iasenza, et MM. Gilles Fortin, Martial Giroux et Bruno Sioui, et Camil Picard, le dernier étant vice-président, droits de la jeunesse, et agissant à titre de président intérimaire jusqu’à l’entrée en fonction en février de la nouvelle Présidente.

Les avocats du RAPLIQ en sont à analyser les différentes avenues pour la suite des choses.

Notons que le RAPLIQ a déposé une requête en recours collectif contre la STM, considérant qu’il ne pouvait se retrouver constamment à la CDPDJ pour traiter des plaintes individuelles. Cette requête sera entendue par la Cour supérieure les 19 et 20 avril prochains.

 

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Pour infos : Linda Gauthier, présidente – (514) 656-1664 – www.rapliq.org

 

« Le RAPLIQ est un organisme voué à la défense et promotion des droits des personnes en situation de handicap et visant l’éradication de la discrimination souvent faite à leur égard. »

Accessibilité universelle – La Ville de Montréal offre les services de sous-titrage

MONTRÉAL, le 20 déc. 2016 /CNW Telbec/ – Afin de rendre plus accessible les institutions démocratiques de la Ville de Montréal,  tel que décrit dans son édition du Plan d’action 2015-2018 de la Politique d’accessibilité universelle 2011, le Bureau de la Présidence du Conseil offre depuis quelques séances déjà, le service de sous-titrage à toutes les citoyennes et à tous citoyens qui le désire, pour les séances du conseil municipal. Ce nouveau service fait partie d’un ensemble d’initiatives qui visent à faciliter la participation de tous aux activités démocratiques.

« La vie démocratique montréalaise repose sur des activités et sur l’engagement des citoyens au quotidien. Il est donc primordial que le plus grand nombre de montréalaises et de montréalais possible, puissent être informé et qu’ils disposent des connaissances de base en ce qui a trait au fonctionnement de leurs institutions.» a déclaré le président du conseil municipal, Monsieur Frantz Benjamin.

Le sous-titrage des séances fait suite à une demande d’une citoyenne, Madame Lise Dugas lors de la période de questions d’un conseil de ville au mois de janvier 2015. Mme Dugas avais alors demandé l’étude de projet à l’administration en interpellant la conseillère responsable du développement social et communautaire ainsi que de l’itinérance, Madame Monique Vallée.

« Notre administration est heureuse de voir le dynamisme et la proactivité de ses citoyens. Par sa demande, Mme Dugas nous a permis d’améliorer le vivre-ensemble montréalais » a précisé Mme Vallée.

Le sous – titrage des débats permettra aux malentendants ainsi qu’aux personnes en francisation de pouvoir lire les sous-titres des débats et ainsi rendre les activités démocratiques plus inclusives.

La Ville souhaite ainsi veiller à l’accessibilité démocratique qui se fait notamment par la connaissance des institutions et du système démocratique. Ce faisant, elle veut moderniser et améliorer ses canaux démocratiques, notamment par la connaissance qu’ont les citoyens.

Pour parfaire celle-ci, le Bureau de la présidence a récemment produit des capsules vidéo pour donner plus de visibilité et pour mieux faire connaître les institutions de la ville Un projet-pilote, la  Caravane de la démocratie est aussi en voie d’être instaurée de façon permanente. Elle est composée d’élus locaux, de représentants des Conseils jeunesse, interculturel et des Montréalaises, ainsi que de l’ombudsman, de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) et également du Service de la diversité sociale et des sports.

« La Ville de Montréal travaille fort afin que les montréalaises et montréalais, puissent s’investir et à participer au sein d’instances comme le conseil municipal, le conseil d’arrondissement ainsi que les commissions. C’est une question d’accessibilité, mais aussi de transparence, deux enjeux que nous avons à cœur» a conclu M. Benjamin.

 

SOURCE Ville de Montréal

Renseignements : Source : Andrée-Anne Toussaint, attachée de presse, Cabinet du maire et du comité exécutif, 514 243-1268 ; Renseignements : Jacques-Alain Lavallée, relationniste, Service des communications, 514 872-4641

Croisières AML et le RAPLIQ : ensemble pour l’accessibilité à mobilité réduite

Source: ICI

Image d'un bateau de croisière

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Croisières AML et le RAPLIQ : ensemble pour l’accessibilité à mobilité réduite

 

Québec, le 11 août  2016 – Croisières AML et le RAPLIQ, organisme voué à la défense et la promotion des droits des personnes en situation de handicap, collaborent afin de mettre sur pied un projet pilote visant à permettre aux passagers se déplaçant au moyen d’une aide à la mobilité motorisée (« AMM ») d’accéder et de se déplacer de façon autonome sur le pont C du AML Cavalier Maxim à Montréal.

Des mises à niveau ont été effectuées au quai d’embarquement du navire situé dans le Vieux-Port de Montréal, notamment la mise en place d’une rampe d’embarquement permettant aux passagers se déplaçant au moyen d’une AMM d’accéder de façon autonome et sécuritaire au pont C du navire et de s’y déplacer librement. La rénovation des espaces sanitaires a également permis de les rendre accessibles en toute autonomie aux passagers à mobilité réduite.

Yan Hamel, président-directeur général de Croisières AML, est à l’écoute des besoins de ses passagers et a compris l’importance de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite dans le milieu touristique. En effectuant ces aménagements, l’entreprise redonne aux personnes utilisant un fauteuil roulant toute l’autonomie à laquelle elles tiennent tant.

« Sans compter que nous souhaitons profiter des services, de l’ambiance, des escapades gastronomiques qu’offre Croisières AML, et ce, au même titre que tous. » s’exclame Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ.

« Plus grand bateau-restaurant de Montréal comportant des cuisines à bord, le AML Cavalier Maxim est une attraction faisant face à une réalité peu commune, de par ses opérations se tenant sur le fleuve Saint-Laurent. Sa nouvelle accessibilité est un nouveau défi de relevé pour nous, permettant ainsi aux personnes à mobilité réduite de profiter de nos soupers gastronomiques et de nos croisières-excursions » commente Yan Hamel.

Pour fêter la réalisation de ce projet, le RAPLIQ célèbrera cette nouvelle collaboration à bord du AML Cavalier Maxim le 13 août 2016 à l’occasion d’un souper-croisière. Une belle façon de souligner les nouvelles installations à bord et d’en faire profiter les membres de l’organisme.

 

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Source :
Croisières AML

Pour information :
Linda Gauthier
RAPLIQ
T : 514  656-1664

Sarah Leblond
Croisières AML
T : 418 692-2634

Transport adapté: prête à se battre pour pouvoir payer avec sa carte Opus

 

 

Source de l’article : ICI – 24 Heures

Journaliste : Marie-Christine Trottier

Linda Gauthier, Présidente du RAPLIQ, tenant sa carte Opus devant chez elle à l'extérieur

La présidente d’un organisme pour le droit des personnes handicapées a fait exprès de se faire arrêter pour ne pas avoir payé son passage en transport adapté (TA). Elle veut se battre devant un juge pour avoir le droit de payer son passage avec des billets individuels sur une carte Opus.

Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion du Québec (RAPLIQ) a été pincée par deux inspecteurs de la STM en juin 2012 parce qu’elle n’avait pas payé son passage dans le transport adapté.

Linda Gauthier a perdu sa cause devant la cour municipale et souhaite aller en appel pour que les clients du transport adapté puissent payer avec des billets individuels sur leurs cartes Opus.

PHOTO MARIE-CHRISTINE TROTTIER

Elle a contesté son amende en cour municipale parce qu’elle revendique un changement des modes de paiement pour ce service, les jugeant discriminatoires. Elle souhaite pouvoir payer avec une carte Opus, comme pour tous les autres types de transport en commun.

Mme Gauthier a récemment été reconnue coupable, mais vient de porter sa cause en appel.

Arguments «pas sérieux»

Dans le jugement, Mme Gauthier s’est défendue en disant qu’elle a présenté des billets valides sur sa carte Opus, méthode de paiement qui n’est pas acceptée par le système de transport adapté. Elle croit qu’elle ne devrait pas «faire les frais de l’incapacité de la STM» de ne pas avoir de bornes de paiement dans les autobus et taxis adaptés.

«Le Tribunal est en désaccord avec cet argument. Celui-ci n’est pas sérieux et de plus, il dénature les faits ayant conduit à l’émission du constat d’infraction», lit-on à ce propos dans le jugement.

Il indique aussi que Mme Gauthier était au courant que les billets unitaires sur carte Opus ne sont pas acceptés dans le transport adapté et que le chauffeur n’aurait jamais accepté ce mode de paiement.

Trop cher à équiper

Les clients du transport adapté ne peuvent pas payer avec des billets individuels sur leurs cartes Opus puisqu’il n’y a pas de lecteurs de carte dans les différents véhicules offrant le TA. Ils peuvent toutefois payer leurs passages «sur l’honneur» s’ils détiennent un titre mensuel ou hebdomadaire sur leur carte Opus.

La STM s’est défendue en cour municipale en indiquant, notamment, que la technologie nécessaire pour équiper les véhicules de l’industrie du taxi, qui fournissent 88% des déplacements adaptés, n’existe pas ou serait trop chère à implanter.

En 2013, 60 % de la clientèle utilisant le TA a payé comptant, 39 % a payé par carte Opus et environ 1 % a payé avec des billets papiers.

Action planifiée

Selon Mme Gauthier, toute cette histoire était planifiée par certains membres du RAPLIQ afin de faire changer les modes de paiement du TA.

«Ça faisait un an qu’on faisait des tentatives pour se faire prendre. Je ne suis pas une voleuse, c’était une façon de dénoncer une pratique discriminatoire et d’en faire bénéficier toute la communauté», affirme-t-elle.

À date, l’organisme aurait dépensé environ 3500$ en honoraires d’avocat pour porter cette cause.

Ascenseurs à la station Bonaventure: travaux reportés depuis 2008

Source de l’articleICI

Des gens marchent vers les tourniquets du Métro - Un ascenseur en arrière-plan

PHOTO CHRISTOPHER NARDI / AGENCE QMI

Des travaux pour construire des ascenseurs à la station Bonaventure sont sans cesse reportés depuis 2008 par l’Agence métropolitaine de transports (AMT), rendant la station inaccessible aux gens devant prendre absolument l’ascenseur.
Impossible pour les personnes en fauteuil roulant de sortir de la station Bonaventure. Même si elles ont accès à des ascenseurs leur permettant de quitter les quais du métro et de se rendre à l’étage du changeur, il n’y a aucun ascenseur qui leur permet de sortir, ou de se rendre au Terminus centre-ville (TCV) de l’AMT.
Plus complexe que prévu
L’AMT loue l’espace du TCV à la société immobilière Ivanhoé Cambridge. Pour y construire des ascenseurs, elle doit donc signer une entente avec l’entreprise afin de partager les responsabilités de la construction.
La porte-parole de l’AMT, Fanie St-Pierre, explique que le projet a été reporté ces dernières années parce que la rédaction de l’entente a été plus longue que prévue.
Le dossier est passé entre plusieurs mains depuis 2008. Le modèle d’ascenseur a changé, des études supplémentaires ont été commandées pour mieux comprendre les structures de l’édifice et l’entente prend du temps à être négociée avec Ivanhoé Cambridge.
«Il faut qu’on respecte les conditions du propriétaire pour les travaux», explique Mme St-Pierre.
Elle assure toutefois que les plans et devis sont finaux et que les travaux devraient durer entre 18 et 24 mois.
Le projet de rendre accessible la station Bonaventure est partagé par la STM et l’AMT depuis longtemps. La première a fait son bout de chemin en 2009, en y construisant deux ascenseurs sur les quais du métro.  L’AMT devait se charger de construire trois autres ascenseurs pour relier l’extérieur du métro et les quais du TCV.
Or, même si projet est inscrit au Programme triennal d’immobilisation de l’AMT depuis 2008, difficile de dire quand la première pelletée de terre aura lieu.
Rien avant la fin 2018?
L’AMT estime que l’entente sera signée avant la fin du printemps, en juin. L’appel d’offre pourra donc être lancé par Ivanohé Cambridge et l’AMT pourra recevoir les autorisations de financement du ministère des Transports du Québec. Avec la durée des travaux , les ascenseurs ne seraient donc pas mis en service avant la fin 2018.
Mme St-Pierre n’a toutefois pas pu confirmer ce délai puisque d’autres dates ont été avancées dans le passé sans être respectées.
«On nous promet ce projet depuis tellement longtemps qu’on n’y croit plus. C’est tellement frustrant de voir que les ascenseurs ne mènent nulle part», soupire Linda Gauthier, présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion du Québec (RAPLIQ), un organisme qui milite pour l’accessibilité universelle.
Lors du passage du 24 Heures, mardi, même les portes automatiques dédiées aux personnes à mobilité réduite ne fonctionnaient pas dans le corridor entre la station Bonaventure et le  TCV.

Les millions fédéraux pourraient servir à l’accessibilité universelle dans le métro

Denis Coderre   PHOTO : FRANÇOIS CORMIER / RADIO-CANADA

Denis Coderre PHOTO : FRANÇOIS CORMIER / RADIO-CANADA

Source de l’article

Le maire Denis Coderre laisse savoir qu’une partie des 775 millions de dollars du gouvernement fédéral mis à la disposition des sociétés de transport de la région de Montréal pourrait servir à rendre davantage de stations de métro accessibles aux personnes à mobilité réduite. Actuellement, seulement neuf stations sont munies d’ascenseurs.

Un texte de François CormierOfficiellement, la Société de transport de Montréal (STM) n’a pas encore dévoilé publiquement les projets dans lesquels elle souhaite investir l’argent annoncé dans le dernier budget fédéral pour les infrastructures en transport en commun. « Nos besoins sont nombreux puisque nous avons évalué notre déficit de maintien des actifs à 4,3 milliards de dollars », souligne Amélie Régis, porte-parole de la STM.

Lors d’un point de presse, le maire Coderre a toutefois donné une indication de ses projets. « Moi, je mise beaucoup sur l’accessibilité universelle. Il faut investir. Il y a une situation sur laquelle nous devons nous pencher », a-t-il laissé savoir.

De plus, sur les neuf stations déjà adaptées aux personnes à mobilité réduite, des travaux sont en cours dans les stations Rosemont, Snowdon et Place-d’Armes. D’ici 2019, les stations Vendôme, Viau et Honoré-Beaugrand devraient également être adaptées. En 2020, la station Mont-Royal s’ajoutera à la liste.

Une bonne nouvelle pour un nombre important de personnes

Steven Laperrière, vice-président du RAPLIQ

Steven Laperrière,  vice-président du RAPLIQ   PHOTO : FRANÇOIS CORMIER / RADIO-CANADA

Pour l’organisme RAPLIQ, qui défend et revendique les droits des personnes en situation de handicap, il s’agit d’une excellente nouvelle si elle se concrétise.«

 Il faut féliciter le maire Coderre d’en parler », dit le vice-président du RAPLIQ, Steven Laperrière. « Cette mesure bénéficierait aux gens en fauteuil roulant, aux personnes âgées, aux parents avec des poussettes, aux personnes moins habiles. C’est un grand pan de la société », ajoute-t-il. Selon le RAPLIQ, environ 15 % de la population est à mobilité réduite.

Le RAPLIQ a même sa liste de stations de métro qui doivent être accessibles en priorité :

  • Longueuil-Université-de-Sherbrooke
  • Honoré-Beaugrand
  • Angrignon
  • Viau
  • Jolicoeur
  • Beaubien
  • Berri-UQAM (ligne orange déjà accessible)
  • Lionel-Groulx (ligne orange déjà accessible)
  • Jean-Talon (ligne orange déjà accessible)

La balle est dans le camp du fédéral

Le RAPLIQ promet de talonner le maire et le fédéral pour s’assurer que les travaux afin de rendre les stations de métro accessibles aux personnes à mobilité réduite feront partie des projets qui seront acceptables pour obtenir une partie des 775 millions mis à la disposition des sociétés de transport de la région de Montréal.

« Nous allons envoyer une lettre au maire Coderre et au gouvernement fédéral pour leur faire part de nos attentes », mentionne Steven Laperrière.

« Nous sommes convaincus que les choses finissent par débloquer lorsque les politiciens s’en mêlent. »

Jusqu’à maintenant, Ottawa n’a toujours pas dévoilé les critères sur lesquels il se basera pour octroyer ces fonds.

Changement de cap majeur au RUTA: Nouveaux alliés en matière de défense des droits

Bravo!

Bravo!

Bravo au Ruta de Montréal pour sa nouvelle orientation annoncée en primeur à ses membres et futurs membres et sympathisants hier après-midi.

Le RAPLIQ a été renversé par cette annonce qui, selon sa directrice générale, madame Annie Hottin, n’avait pas encore hier, été annoncée à son partenaire, la STM.

 

Nous sommes littéralement encore sous le choc de l’annonce, mais en admiration devant un tel revirement de situation.

Sans plus tarder, voici la nouvelle: Le RUTA de Montréal se lance dans la défense individuelle des droits des usagers de transport adapté et accessible. (nous croyions que c’était déjà ça, donc ce n’est pas vraiment une nouvelle, mais attendez la suite…)

Le RUTA de Montréal déposera ses plaintes devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ)!!!

Et contre qui croyez-vous que le RUTA déposera ses plaintes??? Contre son partenaire de toujours, la STM!!!

Selon l’ambiance qui régnait hier à la réunion (STM BASHING), l’heure est à la coalition en matière de défense et nous sommes heureux que le RUTA considère maintenant que la STM discrimine les usagers handicapés.

 

Le RAPLIQ vous réitère ses félicitations.

 

L’Équipe du RAPLIQ

Reportage de La Facture – 15 mars 2016 – Transport « mésadapté » en famille

Nabila Nouara descendant du min-bus de la STM

Imaginez qu’un règlement empêche une famille de se rendre ensemble au restaurant, au magasin ou au cinéma… absurde, n’est-ce pas? Pourtant cette situation existe ici même au Québec.

Dans la famille Benaïcha, si les parents veulent sortir avec leurs deux filles, le père doit se rendre de son côté, et la mère et les enfants, de l’autre.

C’est que Nabila Nouara, la mère, est handicapée et en fauteuil roulant. Pour circuler, elle utilise les services du transport adapté. Elle a le droit d’y prendre place avec un seul accompagnateur et tous ses enfants de moins de 14 ans. Mais depuis que son aînée a eu 14 ans, elle est considérée comme « accompagnatrice ». Nabila Nouara doit donc faire un choix entre sa fille et son mari.. Dans quelques mois, lorsque la cadette atteindra aussi ses 14 ans, le choix sera encore plus difficile. Un règlement qui empêche les sorties familiales et qui complique la vie de tous ceux et celles qui vivent avec un handicap et qui ont des enfants…

Journaliste : Claire Frémont
Réalisatrice : Christine Campestre
Source du reportage ICI – Radio-Canada – La Facture – 15 mars 2016