Archive pour la catégorie «Le RAPLIQ revendique»

Encore de la discrimination! Les personnes handicapées en ont assez!

Communiqué de presse

 

Pour diffusion immédiate

Une première au pays – Recours collectif

Encore de la discrimination! Les personnes handicapées en ont assez!

Mercredi, 15 avril 2015 – Exaspéré devant tant de discrimination de la part de ces quatre acteurs des scènes montréalaise et québécoise, la Société de transport (STM), l’Agence métropolitaine de transport (AMT), la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec (MTQ), le RAPLIQ a déposé ce matin une requête officielle à la Cour Supérieure du Québec, pour recours collectif contre ces quatre organismes.

« Nous avons trop longtemps attendu pour être réellement citoyens et citoyennes à part entière et toléré la discrimination dans le transport en commun », dit Mme Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Notre droit à l’égalité est pourtant garanti dans les chartes canadienne et québécoise des droits et dans la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, que le Canada a ratifiée en 2010 ».

L’accessibilité du transport en commun pour les personnes ayant des limitations fonctionnelles a été depuis des années, un problème qui compromet la pleine participation de ces personnes à tous les secteurs de la vie quotidienne.

Le 1er décembre 2014, l’Agence métropolitaine de Transport a débuté ses opérations sur le Train de l’Est, dont seulement 4 gares de ce corridor sur 13 sont accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. Les autres sauf deux doivent être mises en accessibilité en 2015-2016. De plus, sur les cinq autres lignes ferroviaires de l’AMT (Deux-Montagnes, Candiac, St-Jérôme, Vaudreuil-Hudson, Mont St-Hilaire), il n’y a qu’une seule gare accessible, donc 51 inaccessibles.

De plus, comme l’AMT a compétence sur le transport collectif de Montréal, notamment le métro, l’Agence viole l’article 76 de la Loi sur l’Agence métropolitaine de transport, plus particulièrement par l’inaccessibilité partielle et incomplète de la station de métro Bonaventure et pour n’avoir pas produit de plan en vertu dudit article.

LA STM, quant à elle, offre un réseau de 68 stations de métro dont seulement 8 sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant. Pourtant, la grande majorité des grandes métropoles du monde ont un réseau de transport beaucoup plus accessible que celui de Montréal. Par ailleurs, il arrive trop souvent que les rampes d’accès ne fonctionnent pas.

Une étude faite par le RAPLIQ en 2011 démontrait que les personnes en fauteuil roulant ne pouvaient accéder au bus dits réguliers que dans une proportion de 34 % seulement. C’est donc dire que dans 66 % des cas, 33 % des rampes présentaient des problèmes majeurs, 30 % ne fonctionnant pas du tout, laissaient carrément les usagers sur le trottoir, contraints d’attendre le prochain, voire le deuxième et même troisième bus avant de pouvoir monter à bord et le pourcentage restant est qu’à l’époque il y avait encore des véhicules non munis de rampes.

En d’autres mots, bon nombre de ces véhicules étaient sortis du garage le matin et la STM était parfaitement au courant des défectuosités.

Quant à la Ville de Montréal, elle nomme des élu(e)s afin qu’elles/ils siègent sur des conseils d’administration des organismes de transport en commun où le facteur d’inclusion sociale et d’accessibilité universelle n’est pas retenu. La Ville de Montréal ne tient pas compte de la Charte des droits et libertés de la personne ni de la Convention internationale relative aux personnes handicapées lorsqu’elle entérine des décisions ou qu’elle subventionne des projets. C’est d’ailleurs le cas avec l’AMT et de la STM.

Et finalement, le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui est le principal bailleur de fonds de la STM et de l’AMT, ne pallie pas à la demande afin d’assurer la mise en accessibilité du réseau de métro de Montréal en ne répondant pas aux demandes raisonnables et légitimes du milieu associatif et de la Table Transport de Montréal.

Le ministère a également aboli les subventions octroyées aux propriétaires de permis restreints de taxis étant sous-contractés par la STM pour assurer les déplacements des personnes en situation de handicap. Finalement, les coupes budgétaires et le resserrement drastique des critères de sélection pour l’admissibilité au transport adapté ne sont que quelques obstacles auxquels doivent faire face les personnes handicapées.

« Alors que Toronto vise l’accessibilité universelle dans son réseau en 2025, à Montréal on devrait attendre jusqu’en 2085. On ne peut rêver à un système de transport en commun libre de barrières de discrimination jusqu’à notre mort », ajoute Mme Gauthier.

Selon Me Aymar Missakila, avocat agissant dans ce dossier, « On parle d’un nombre potentiel de 20 000 personnes handicapées qui se joindront au recours collectif, chacun réclamant 5 000 $ en dommages pour discrimination ».

C’est la première fois au Québec qu’un recours collectif a été intenté pour discrimination fondée sur le handicap dans le transport en commun. Jusqu’à ce jour rarement utilisé, le recours collectif constitue un moyen de plus en plus envisagé par les groupes victimes de discrimination, étant donné les obstacles devant les tribunaux et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, dont le délai et d’autres problèmes dans le traitement des plaintes ne permettent pas d’obtenir des résultats rapides et collectifs.

« Tous les groupes à la recherche de l’égalité doivent être solidaires du RAPLIQ dans cette démarche, car le recours collectif doit devenir un recours privilégié pour combattre la discrimination systémique et institutionnalisée », précise Fo Niemi, directeur général du CRARR (Centre de recherche-action sur les relations raciales).

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Source : Linda Gauthier

Présidente du RAPLIQ : (514) 656-1664

www.rapliq.org

Action/conférence de presse pour l’accessibilité des bureaux de vote

Photos: Magdalena Olszanoski

Une quarantaine de personnes handicapées et d’alliés ont tenu à lancer un message fort aux élus de la Ville de Montréal aujourd’hui. Elles sont pris d’assaut le hall d’honneur de l’hôtel de ville de Montréal et ont été entendues.

Pourquoi?

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse vient de rendre une décision en faveur de la présidente du RAPLIQ, Mme Linda Gauthier, qui a perdu son droit de vote lors des élections municipales de Montréal en 2009 en raison de l’inaccessibilité d’un bureau de scrutin.

Cette décision exige l’invalidation d’un article de la « Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités en raison de son caractère discriminatoire et vise spécifiquement le bureau du président d’élections de la Ville de Montréal.

Étant donné que des milliers de Montréalaises et Montréalais peuvent être encore privés de leur droit de vote le 3 novembre 2013, la décision de la Commission des droits pourra bouleverser le prochain scrutin municipal et expose la Ville de Montréal à des centaines de poursuites pour discrimination fondée sur le handicap.

Élections Montréal 2013 – Les revendications du RAPLIQ

À l’occasion de la Semaine Québécoise des Personnes Handicapées, le RAPLIQ a décidé de publier une série de 16 recommandations destinées à Élections Montréal afin d’assurer que tous et toutes puissent voter aux élections municipales à venir.

Élections Montréal 2013

Les revendications du RAPLIQ

R1. Attendu que l’accessibilité architecturale de 100% des bureaux de vote.

R2. Attendu que s’il est absolument impossible de rendre un de ces bureaux de vote universellement accessible et de façon sécuritaire, la seule autre alternative retenue par notre organisme est d’ériger un (ou des) chapiteau(x) chauffé(s) sur le terrain du bureau de vote visé, de condamner l’entrée principale, afin que tous, sans exception aillent voter sous le chapiteau.

R3. Attendu que si l’immeuble qui servira de bureau de vote doit être mis en accessibilité, que ce soit fait de façon sécuritaire, en respectant les normes en vigueur et les exigences prévues à la section 10 du « Guide des normes de conception sans obstacle » de la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ)

R4. Attendu que l’entrée accessible soit d’une largeur minimale de 90 cm et que le seuil soit de plain-pied ou alors biseauté du côté extérieur comme intérieur.

R5. Attendu que s’il faut installer une rampe d’accès recouverte d’une surface antidécapante,que celle-ci respecte les critères d’inclinaison minimales soit de 1 :12 (1 pouce au pied), soient munies de rebords d’au moins 8 cm, d’une largeur minimale de 1,20 m. et de mains courantes entre 860 et 920 mm au-dessus de la surface de la rampe.

R6. Attendu qu’il soit prévu un parcours sans obstacle depuis la porte de l’entrée accessible jusqu’à l’isoloir

R7. Attendu qu’un téléphone public soit installé près de l’entrée accessible.

R8. Attendu que pour répondre aux besoins des personnes ayant des limitations visuelles, il est essentiel que des gabarits superposant les bulletins de vote cadrent bien le bulletin et soient disponibles en tout temps et dans tous les bureaux de vote montréalais.

R9. Attendu qu’en tout temps et dans tous les bureaux de vote montréalais, lorsqu’une personne ayant une limitation visuelle demande à être accompagnée soit par son accompagnateur, soit par un membre du personnel électoral, elle obtiendra cette aide automatiquement.

R10. Attendu que si une personne sourde ou malentendante se présente accompagnée d’un(e) interprète en langage signé parce qu’elle nécessite ses services, elle y sera autorisée.

R11. Attendu que tant pour une personne ayant une limitation motrice, que visuelle ou auditive, il est possible qu’elle puisse être accompagnée d’un chien-guide ou d’assistance formés par une des grandes fondations au pays et y sera autorisée.

R12. Attendu qu’une personne pouvant présenter une limitation intellectuelle doit aussi être accompagnée dans l’isoloir et y sera autorisée.

R13. Attendu qu’un guide de l’électeur rédigé également en langage simplifié sera disponible, et ce, depuis le début de la campagne électorale 2013.

R14. Attendu que les capsules d’informations visuelles présentées sur le web et à la télévision, devront désormais tenir compte des besoins des personnes ayant une limitation auditive et seront sous-titrées et interprétées en langage signé québécois (LSQ).

R15. Attendu que lors d’un débat télédiffusé/webdiffusé des chefs, ledit débat sera également traduit des deux façons mentionnées à l’Attendu R14.

R16. Attendu que tous les attendus R1 à R15 devront avoir fait l’objet d’une sérieuse formation du personnel administratif du Greffe responsable de la Présidence d’Élections Montréal et du personnel électoral et devra en tout temps respecter les principes et valeurs de la Charte des droits et libertés.

L’accessibilité des autobus de la STM négligée: Un autobus accessible sur trois laisse les usagers utilisant une aide à la mobilité sur le trottoir

Pour consultez notre rapport sur l’accessibilité des autobus de la STM pour les les personnes utilisant une aide à la mobilité cliquez ici! (version Word).

20h00. Juillet bat son plein. Je reviens vivre à Montréal après un an d’études à Toronto. Les rues que j’ai désertées depuis des mois me sont tout autant familières. Les mêmes trous dans les trottoirs. Saint-Laurent, Saint-Dominique, Hôtel-de-Ville, Sanguinet, Saint-Denis. Berri. Ça me fait du bien. Je suis à la maison. Je me rends à un arrêt d’autobus, là où Maisonneuve rencontre Saint-Denis. Montréal est attirante et je veux lui sauter dans les bras, lui dire qu’elle m’a manquée. Plus que je pensais. L’autobus arrive. Le chauffeur tente de déployer la rampe d’accès, mais ça ne fonctionne pas. Il essaie plusieurs fois, mais rien ne se passe. Le chauffeur abandonne et sans un mot reprend sa route. Au jour 1 de mon retour à Montréal, la STM me laisse toute seule sur le trottoir sans gêne. Je me déplace en fauteuil roulant.

Ce scénario, je le vis en boucle depuis neuf ans. À force de voir la même scène, on se lasse. Pendant des années, je me suis endormie en silence devant cette exclusion que j’ai longtemps crue normale. J’ai finalement rencontré d’autres personnes qui, comme moi, s’étaient lassées. Nos histoires étaient les mêmes. Les mêmes rampes d’accès non fonctionnelles. Les mêmes chauffeurs exaspérés de nous voir à l’arrêt d’autobus. Les mêmes propos discriminatoires.

Nous avons d’abord tenté d’obtenir de l’information sur ce que nous vivions. Nous n’avons rien trouvé. La STM affirme que 150 lignes d’autobus sur 209 sont accessibles. C’est tout. Pas un mot sur la formation des chauffeurs. Pas un mot sur les problèmes des rampes d’accès. Pourtant la situation est grave. Nombreuses sont les personnes dites à mobilité réduite qui ne s’aventurent pas à bord des autobus à cause du risque que l’on les laisse sur le trottoir.

Nous avons donc décidé de mener notre propre enquête le temps d’une journée. Le 22 août dernier, six personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou en triporteur ont évalué l’accessibilité de soixante six autobus sur vingt-deux lignes. Nous aurions en principe pu monter à bord de 95% de ces autobus puisqu’ils étaient munis d’une rampe d’accès. Toutefois, nous avons rencontré de nombreux obstacles et encaissé plusieurs refus. Nous n’avons pu monter à bord de 33% des autobus pourtant accessibles et avons rencontré des difficultés majeures à bord de 30% des autobus. Nous avons pu prendre l’autobus comme des citoyens à part entière que dans 36% des cas. Vous pouvez consulter tous les résultats en lisant notre rapport sur l’accessibilité des autobus de la STM pour les usagers utillisant une aide à la mobilité (PDF) (version WORD). (suite…)

L’accessibilité des autobus de la STM négligée: la liberté, la sécurité et la dignité des personnes en situation de handicap compromises

Le RAPLIQ dénonce les obstacles limitant le droit des personnes en situation de handicap d’accéder aux autobus de la Société de Transport de Montréal. Aujourd’hui, des personnes utilisant un fauteuil roulant ou un triporteur évalueront l’accessibilité des autobus sur des dizaines de lignes. Les médias sont invités à tenter l’expérience en se joignant à des participants. Écoutez notre message sur YouTube! (suite…)

Sous la pluie parce que nous avons tous le droit à notre place au soleil

C’est sous la pluie RAPLIQ a dénoncé l’inaccessibilité de la majorité des terrasses sur l’avenue du Mont-Royal à Montréal. Alors que les MontréalaisEs attendent impatiemment le retour du beau temps pour aller profiter de l’une des terrasses de la métropole, le RAPLIQ a rappelé que plusieurs terrasses sur l’avenue du Mont-Royal étaient inaccessibles aux personnes en situation de handicap (particulièrement à celles utilisant une aide à la mobilité). L’inaccessibilité des terrasses discrimine les personnes qui peuvent y accéder en raison d’obstacles architecturaux. Cette forme de discrimination est clairement interdite par la Charte des droits et libertés du Québec. (suite…)

Rassemblement pour des terrasses accessibles sur Mont-Royal

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) vous convie à un rassemblement visant à dénoncer l’inaccessibilité de nombreuses terrasses sur l’avenue du Mont-Royal.



Une terrasse inaccessible sur Mont-Royal: Terrasse ouverte mais pas à tout le monde!



Avec le printemps qui s’est fait plutôt discret depuis son arrivée, nombreux sont les Montréalais et Montréalaises qui attendent avec impatience de prendre un bon repas ou un verre sur l’un des belles terrasses qui animent plusieurs rues de la métropole. Toutefois, pour plusieurs d’entre eux, l’accès aux terrasses est difficile voir même impossible. La majorité des terrasses de la rue Mont-Royal sont inaccessibles aux personnes utilisant une aide à la mobilité telle qu’un fauteuil roulant et sont difficiles d’accès aux personnes à mobilité réduite. Le RAPLIQ dénonce cette situation qu’il juge inacceptable.  »L’idée de concevoir des terrasses qui ne sont pas accessibles en 2011 témoigne bien de l’isolement que continue de vivre les personnes en situation de handicap et d’une certaine indifférence de la part des décideurs politiques et des commerçants », déplore Laurence Parent, vice-présidente du RAPLIQ.



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Première mobilisation du RAPLIQ pour un métro accessible en images

Nous étions une douzaine d’activistes à participer à l’assemblée extraordinaire du Conseil de Ville du 15 décembre dernier. Nous avons dénoncé l’extrême lenteur caractérisant la mise en accessibilité du métro de Montréal. Alors que le Plan de Transport de la Ville prévoyait la mise en accessibilité de trois stations par année, seulement quatre stations seront rendues accessibles d’ici cinq ans!

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Couverture médiatique de notre première mobilisation pour métro accessible

Notre mobilisation a reçu une belle couverture médiatique. Il s’agissait en fait de notre objectif principal: rappeler à la population que l’accessibilité au métro est un enjeu…et surtout un droit! Nous vous avons préparé une revue de presse! Bonne lecture! (suite…)

Une seule station de métro accessible d’ici trois ans: Les personnes en situation de handicap ne peuvent plus attendre!

Le budget 2011 de la STM, qui sera adopté par la Ville de Montréal aujourd’hui, ne prévoit la mise en accessibilité d’aucune station. Le plan triennal d’immobilisation 2011-2013 prévoit rendre accessible une station  d’ici trois ans (Champ-de-Mars en partenariat avec le nouveau CHUM).  À ce rythme, le métro sera complètement accessible en 2194. Des informations obtenues par le Journal 24 heures stipulent que quatre stations seraient munies d’ascenseurs d’ici 2016, lequel cas, le réseau serait accessible en 2085.L’inaccessibilité du métro empêche des milliers de Montréalais(es) de se déplacer librement. Ces Montréalais(es) ne peuvent plus attendre!

Nous participerons au Conseil de Ville pour signifier notre désaccord face à ces orientations pour le moins ridicules et ce malgré le fait que la STM a suspendu  le service de transport adapté pour les gens ne se déplaçant pas pour le travail, les études ou le médical! Certains d’entre nous devront donc se rendre à l’Hôtel de Ville dans le mensonge en prétextant qu’ils travaillent à cet endroit.

Le Québec et le Canada ont signé la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Nos élus l’aurait-il déjà oublié?