Rassemblement pour des terrasses accessibles

Quand: 10h00 à 11h00, le 15 mai 2011. À l'angle de Mont-Royal et de Saint-Hubert

La presque totalité des terrasses de l’avenue du Mont-Royal sont inaccessibles aux personnes en situation de handicap.

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) a convié les représentants des médias à une conférence de presse ayant pour objectif de dénoncer l’inaccessibilité de nombreuses terrasses de Montréal. Nombreux sont les Montréalaises et  les Montréalais qui attendaient avec impatience « l’ouverture » des terrasses qui animent plusieurs rues de la métropole. Toutefois, plusieurs d’entre eux, ne peuvent pas y avoir accès.  La presque totalité des terrasses de  l’avenue Mont-Royal sont inaccessibles aux personnes utilisant une aide à la mobilité telle qu’un fauteuil roulant, et sont difficiles d’accès aux personnes à mobilité réduite. Le RAPLIQ dénonce cette situation qu’il juge inacceptable. « L’idée de concevoir des terrasses qui ne sont pas accessibles en 2011 témoigne bien de l’isolement que continuent de vivre les personnes en situation de handicap et d’une certaine indifférence de la part des décideurs politiques et des commerçants », déplore Laurence Parent, vice-présidente du RAPLIQ.

Les arrondissements sont responsables d’octroyer les permis d’occupation du domaine public aux commerçants désirant exploiter une terrasse. C’est aux arrondissements de s’assurer que seuls les commerçants exploitant des terrasses accessibles auront le droit d’occuper le domaine public. « Ce n’est pas compliqué de concevoir une terrasse accessible. Il s’agit de l’installer directement au niveau du trottoir ou bien d’intégrer une rampe si la terrasse est surélevée », explique Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. Le RAPLIQ a organisé la première édition des « Journées de l’accessibilité » sur l’avenue du Mont-Royal et la rue Masson en septembre dernier. Tous les participants, dont plusieurs élus, avaient bien saisi l’importance d’éliminer les obstacles afin que toutes et tous puissent entrer dans les différents commerces ouverts au public. « On nous dit souvent que si un endroit n’est pas accessible, c’est parce que, par le passé, on ne pensait pas à l’accessibilité. Les terrasses inaccessibles sont des constructions bien récentes pourtant! La Ville de Montréal peut-elle vraiment prétendre faire de l’accessibilité universelle une de ses priorités alors que plusieurs arrondissement ont permis l’apparition de dizaines de nouvelles terrasses inaccessibles? » demande Eric Laliberté, chargé du dossier au RAPLIQ.

Les membres du RAPLIQ sont convaincus qu’il est possible de faire de Montréal une ville réellement accessible.

Nous vous invitons à venir dénoncer la situation avec nous dimanche!