Archive pour le mot-clé «accessibilité»

Lancement d’un rapport historique sur l’accessibilité des commerces au Québec

Par Linda Gauthier

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a rendu public son rapport sur l’accessibilité des commerces. Ce rapport a été réalisé avec la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN).

Les terminaux au point de vente, plus communément appelés TPV Interac, appareils servant au paiement électronique par carte de débit ou de crédit, sont à l’origine de ce rapport.

Bref historique

Avril 2008 : Je constate que depuis déjà quelques mois les appareils me permettant de régler mes achats chez les différents commerçants que je fréquente sont de plus en plus souvent fixés au comptoir-caisse et qui plus est, enchâssés dans des socles. Je me déplace en fauteuil roulant et je découvre qu’un nouvel obstacle vient d’être créé. Je ne peux plus prendre l’appareil dans mes mains afin de composer mes données bancaires.

Par ailleurs, comme le terminal se retrouve maintenant rivé au comptoir se situant parfois jusqu’à une vingtaine de centimètres au-dessus des épaules de l’utilisatrice/teur, celle/celui-ci peine à atteindre les touches et n’est plus en mesure de lire ce qui se présente dans la petite lunette à cristaux liquides de l’appareil. (suite…)

L’accessibilité universelle, une question de dignité

Par Steeve Désaulniers

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Un des obstacles majeurs auxquels font face les personnes handicapées est l’inaccessibilité trop fréquente des lieux publics. Nous voulons toutes et tous prendre une part active dans les activités de notre communauté, mais bien souvent nous nous retrouvons face à des escaliers, des portes trop étroites et j’en passe. Trop souvent nous avons la « chance » de croiser un bon samaritain étant prêt à nous « aider », alors on pile sur notre orgueil et on accepte le « secours » de cette personne si dévouée. Mais ce que les personnes non handicapées ne réalisent pas, c’est que cette assistance pourtant si gentiment offerte contribue à maintenir les personnes handicapées dans une situation de dépendance envers la société, car si l’édifice que la personne handicapée fréquente régulièrement n’est jamais rendu accessible, elle devra rester dehors. (suite…)

Marché de l’emploi : Fermé aux personnes handicapées

Par Steeve Désaulniers

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

En novembre 2012, j’ai complété une technique en travail social au Cégep du Vieux Montréal. Je suis donc technicien en travail social. J’ai choisi d’étudier dans ce domaine, car le taux de placement est élevé. Toutefois, ce que je n’avais pas prévu, c’est que beaucoup de techniciens en travail social sont embauchés dans des organismes communautaires. Or, la majorité de ceux-ci ne sont pas accessibles. Il m’arrive donc souvent de postuler à des emplois intéressants, mais au bout du compte même si on me dit que j’étais un candidat intéressant, je suis rejeté, car je ne peux pas accéder physiquement au lieu de travail.
Il ne me reste alors que deux options : essayer de voir avec si l’employeur est prêt à rendre son organisme accessible ou le poursuivre devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Dans le premier cas de figure, l’employeur doit être assez ouvert d’esprit pour faire les démarches pour rendre son organisme accessible. Dans la seconde option, celle de poursuivre l’employeur devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, cela implique que je démarre ma relation professionnelle avec mon futur employeur par un conflit. Je me rappelle qu’il y a 30 ans ma mère se battait afin que j’aille accès à mon école primaire, car mon école n’était pas accessible. Or, en 2013, bien qu’il y ait de plus en plus d’édifices accessibles, il existe encore un grand nombre d’immeubles inaccessibles aux personnes handicapées et cela crée un obstacle à l’emploi.
Avant de devenir technicien en travail social, j’ai complété un certificat en droit. J’ai donc postulé à plusieurs reprises afin de travailler comme secrétaire juridique. Or, il m’est arrivé souvent de me buter au jugement négatif de mes employeurs potentiels. Bien évidemment, ils ne me disaient pas ouvertement qu’ils en avaient contre le fait que je sois handicapé mais je sentais un certain malaise dans leur regard et dans leur attitude. Je me souviens avoir été à une entrevue et avoir clairement senti la déception dans le regard de l’avocat qui me passait en entrevue. Étrangement, l’entrevue n’a duré que cinq minutes, car le poste avait déjà été comblé. (suite…)

Les données ouvertes au service des montréalais handicapés

logo de l'initiative avec le texte "Montréal Accessible C'est Possible !"En octobre dernier, le conseil exécutif de la Ville de Montréal adopta à l’unanimité la première politique municipale du Québec pour l’ouverture des données publiques et mit en place un portail Web permettant leur diffusion à tous. Ainsi, Montréal s’est joint à un mouvement mondial et l’ouverture des données a déjà commencé à changer la démocratie montréalaise.

Selon wikipédia, « une donnée ouverte (en anglais open data) est une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible et réutilisable. La philosophie pratique de l’open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle. »

Des exemples d’applications qui ont été développées par des citoyens ou entrepreneurs en utilisant des données ouvertes incluent des services d’information sur les horaires d’autobus, l’état des routes, la salubrité des restaurants, les votes de nos représentants politiques, etc. À titre d’exemple d’une application s’adressant directement aux personnes handicapées, mentionnons la ville de Bordeaux en France qui offre des informations en matière de géolocalisation du « tourisme accessible ».

Et on peut certainement imaginer d’autres types de données qui pourraient nous être utiles ou utiles aux organisations qui nous représentent. Par exemple :

  • Bâtiments publics accessibles (édifices gouvernementaux);
  • Écoles accessibles et autres ressources pédagogiques;
  • Bâtiments commerciaux;
  • Logements accessibles (que ce soit dans le secteur privé ou social);
  • Mobilier urbain accessible (trottoirs, parcs, places publiques, signalisation routière, etc);
  • Transport accessible (bus, métro, taxis, etc);
  • Les budgets municipaux consacré aux questions concernant les personnes handicapées;
  • Quelles sont les municipalités qui utilisent une classification en matière de handicap;
  • Les municipalités qui ont des plans d’action spécifiques relatives à l’inclusion des personnes handicapées et leur performance respective;
  • Les municipalités qui ont adopté des mesures pour promouvoir l’emploi des personnes handicapées dans l’administration municipale.

Récemment, le RAPLIQ a démarré le projet Montréal Accessible. S’inspirant de certaines initiatives en Europe et en Amérique du Nord, Montréal Accessible est un groupe d’activistes et de technologues québécois souhaitant mettre les développements en matière de données ouvertes au service des personnes handicapées et à mobilité réduite.

Nous entendons, à l’aide des données ouvertes et du « crowdsourcing », collaborer à l’information disponible sur l’accessibilité architecturale de l’espace collectif. À l’instar d’initiatives comme AccessibleTO, J’accède ou plan@t de la fondation Rick Hansen, l’ouverture et le partage des données permettront aux montréalaises et montréalais handicapés de s’informer du niveau d’accessibilité de leur environnement urbain.

Pour de plus amples renseignements sur le projet, visitez la page de Montréal Accessible. Nous sommes présentement aux étapes du démarrage, spécifiquement la recherche de soutien financier et les premiers développements technologiques. Déjà, nous avons un prototype que nous ferons évoluer au cours des prochains mois. Nous espérons pouvoir lancer la plate-forme au cours de l’été.

Prenez note également que cette initiative sera l’objet d’une conférence par Catherine Roy (nouvellement nommée à notre Conseil d’adnministration) lors du prestigieux événement La Boule de Cristal du Centre de recherche informatique de Montréal.

Nous vous tiendrons au courant des développements via notre blog et les comptes twitter du RAPLIQ et du projet Montréal Accessible. Si vous avez des questions ou des suggestions de données que vous souhaiteriez voir libérées, écrivez-nous ou laissez-nous un commentaire ici !

Accessibilité des terrasses montréalaises – Les personnes handicapées devront attendre

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) déplore la décision de la Ville de Montréal de donner un délai de cinq ans aux commerçants pour rendre accessibles leurs terrasses à tous sans discrimination fondée sur le handicap.  La décision de la Ville de Montréal fait abstraction des gains récents obtenus par les personnes handicapées ainsi que de leurs revendications.  De plus, cette décision ne permet pas de garantir la sécurité des personnes handicapées. Le fait que plusieurs terrasses se trouvent un peu partout sur les trottoirs met en péril la sécurité des personnes ayant un handicap visuel et les personnes handicapées se déplaçant avec une aide à la mobilité. Dans certains arrondissements, les personnes sont forcées d’utiliser la rue car le trottoir est bloqué par des terrasses. Les personnes ayant un handicap visuel perdent pour leur part leurs points de repère et doivent naviguer dans un environnement irrégulier parsemé d’obstacles.

Des solutions qui existent déjà

  • Plateau Mont-Royal : En juillet 2011, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a déterminé que l’inaccessibilité architecturale des terrasses dans l’arrondissement Plateau-Mont-Royal discriminait les personnes handicapées puisque plusieurs d’entre elles ne pouvaient y accéder. Les articles 10 et 15 de la Charte québécoise des droits et libertés interdisent la discrimination fondée sur le handicap ce qui comprend d’empêcher, par le biais d’obstacles architecturaux, une personne handicapée d’avoir accès, entre autres, à des restaurants. Une entente a été signée entre l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, la Société de développement commerciale de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) et le RAPLIQ. Cette entente, qui a satisfait les trois parties, prévoyait la mise en accessibilité des terrasses pour la saison estivale 2012. Sept terrasses, dont quatre pour fumeurs, ont été exemptées dû à des impossibilités techniques identifiées par une firme d’architecture spécialisée en accessibilité universelle. Un dégagement de 1,8 mètre est prévu afin de garantir la libre circulation de toutes les personnes sur les trottoirs. Les commerçants devant rendre leur terrasse accessible ont bénéficié d’une réduction de 20% du coût pour l’obtention du permis.
  • Rosemont-Petite-Patrie : En mars 2012, le maire de l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, M. François W. Croteau, a annoncé que toutes les terrasses de l’arrondissement seraient accessibles aux personnes handicapées cette année.
  • Hochelaga-Maisonneuve : Le 5 avril dernier, le RAPLIQ a été consulté par l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à propos de leur règlementation qui entrera en vigueur au cours des prochaines semaines. Dans ce règlement, l’accessibilité universelle est un critère obligatoire pour l’obtention d’un permis d’exploitation de terrasse.
  • Sud-Ouest : Dès 2010, cet arrondissement a également adopté des mesures pour garantir l’accès aux terrasses aux personnes utilisant une aide à la mobilité.
  • Verdun : La situation est similaire aux mesures prises dans le Sud-Ouest. (suite…)

Séance d’information du RAPLIQ sur la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal

Le 8 décembre dernier, onze personnes handicapées ont déposé des plaintes pour discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) contre la Société de transport de Montréal (STM). Ces personnes rencontrent des obstacles majeurs les empêchant d’utiliser le métro et les autobus. De plus, le service de transport adapté n’offre pas un service égal au transport dit régulier (métro et autobus). Leurs droits et libertés sont ainsi brimés. Le RAPLIQ et le Centre de recherche-action sur les relations raciales  (CRARR) représentent les plaignants. Le dépôt de ces onze plaintes est une première dans l’histoire de l’accessibilité des transports en commun au Québec. Depuis le 8 décembre, de nombreuses personnes nous ont contactés et des plaintes additionnelles ont été déposées à la CDPDJ.
Puisque plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à déposer une plainte, nous avons décidé de tenir une séance d’information le 30 janvier prochain de 19 h 00 à 21 h 30 au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. L’objectif de la séance d’information est de vous expliquer la façon dont vous pouvez vous joindre à la campagne de plaintes et de répondre à vos questions.  Nous ferons également un bref survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. De plus, nous voyagerons virtuellement dans d’autres grandes métropoles pour constater que Montréal fait piètre figure en matière d’accessibilité du transport en commun.
L’inaccessibilité du transport en commun à Montréal ne brime pas seulement les droits des personnes handicapées ne pouvant pas utiliser des escaliers. Par exemple, les personnes handicapées ayant des limitations visuelles vivent également de la discrimination fondée sur le handicap dans les services de la STM. Un représentant du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) sera également présent pour parler de ces obstacles.
La Charte québécoise des droits et libertés interdit clairement la discrimination fondée sur le handicap. Le temps est venu de nous en servir!  
Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence si vous le pouvez par courriel à info@rapliq.org ou par téléphone au 514-656-1664
Merci!

Quand : 30 janvier 2011 de 19 h 00 à 21 h 30
Où : Salle 147 du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
2295 Laurier Est, Montréal

Réclamant 20 000$ chacun, des usagers handicapés par le système de transport en commun poursuivent la STM pour discrimination systémique devant la Commission des droits de la personne

Las d’attendre des adaptations leur permettant d’être des citoyens à part entière et des usagers du transport en commun dignes et égaux, des personnes handicapées déposeront demain des plaintes de discrimination contre la Société de transport de Montréal. Le plan de transport adopté en 2008 prévoyait la mise en accessibilité de trois stations par année. Depuis ce temps, seulement quatre stations sont devenues accessibles. La STM prévoit rendre accessible quatre stations d’ici 2016, ce qui représente moins d’une station par année.

Assistées par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), ces personnes, membres du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), réclameront 20 000 $ de dommages et un plan d’accès  ambitieux pour éliminer les obstacles brimant leur droit au transport en commun et réclament un échéancier de mise en accessibilité des services de transport en commun permettant de rattraper le recul accumulé par rapport à Toronto, qui aura un réseau de métro complètement accessible d’ici 2025. De plus, les plaignants réclament des services de transport adapté respectant les droits et libertés des usagers. Le RAPLIQ encourage tous les usagers de transport en commun à Montréal à recourir à ce type d’action juridique afin de faire valoir leur droit à l’égalité, à la dignité et à la liberté, à l’instar des poursuites semblables qui ont eu lieu dans plusieurs villes américaines telles Boston, New York, Chicago et Los Angeles.

Ces plaintes de discrimination systémique constituent une « première » au Québec.

Les plaignants tiendront un point de presse, au bureau de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, demain :

Jeudi, 8 décembre 2011, à 11 h 00

360 rue Saint-Jacques, 2e étage

Montréal, Québec (métro Square-Victoria)

La confusion

Mardi dernier, le RAPLIQ déplorait l’inauguration d’une nouvelle ligne de bus inaccessible aux personnes handicapées utilisant une aide à la mobilité tel qu’un fauteuil roulant. L’information disponible sur Internet concernant la ligne 26 indiquait qu’elle était inaccessible aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou encore ne faisait aucune mention de l’accessibilité de celle-ci, laissant planer le doute le plus total quant à son accessibilité.

Deux jours plus tard, nous avons reçu une réponse par courriel de la STM qui ne semble pas se formaliser de la situation.

« La ligne 26 est accessible. Seuls certains arrêts ne le sont pas pour cause de manque d’infrastructures comme les trottoirs. Au fur et à mesure que ces infrastructures seront installées, les arrêts qui s’y trouvent deviendront accessibles. La confusion vient de l’information sur le site Web, elle sera corrigée prochainement. »

À l’instar d’un nombre grandissant d’organisations, l’essentiel des communications sur les services de la STM se fait par le biais d’Internet. De quelle façon donc un usager aurait-il pu avoir accès à la « bonne » information ? De quelle façon aurait-il pu échapper à cette « confusion » ? Le planibus disponible en format PDF ne contient aucune information sur l’accessibilité de la ligne de bus, alors que cette information apparaît dans les planibus de toutes les lignes desservies par des bus accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. (suite…)

La Société de transport de Montréal inaugure une nouvelle ligne de bus inaccessible aux personnes handicapées

Sur le site de la site, on peut lire, ''Désolé, cette ligne n'est pas accessible aux fauteuils roulants''COMMUNIQUÉ- Pour diffusion immédiate

La Société de transport de Montréal (STM) vient de mettre en service la ligne de bus 26 Mercier-Est. Le RAPLIQ constate avec désarroi que le service n’est pas offert aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant.

Le RAPLIQ déplore le développement de nouveaux services inaccessibles aux personnes handicapées. Dans son plan de développement d’accessibilité universelle 2007-2011, la STM s’engageait à intégrer systématiquement l’accessibilité universelle dans tous ses nouveaux projets et à développer des mesures spécifiques d’adaptation. La ligne 26 Mercier-Est, créée grâce aux investissements du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal, continue à perpétuer une inégalité entre les citoyens.

« C’est inconcevable qu’il soit encore possible en 2011 d’annoncer fièrement une nouvelle ligne de bus sans avoir préalablement pris en considération les droits des personnes handicapées, » souligne Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Chaque passager compte-t-il vraiment pour la planète? »Publicité écolo de la STM

Dans un article paru dans Le Devoir le 30 septembre dernier, Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, affirmait que l’inaccessibilité au transport public est une forme de discrimination. Considérant cette réalité, le RAPLIQ somme la STM de corriger le tir et d’offrir le service à tous les citoyens et ce, sans distinction fondée sur le handicap.

Rappelons qu’une situation semblable s’est produite en mars 2010. Lors de la mise en service de la 427 Express Saint-Joseph, les personnes se déplaçant en fauteuil roulant avaient été laissées de côté. La STM avait alors indiqué qu’elle devait vérifier l’accessibilité des arrêts d’autobus avant d’autoriser ces personnes à bord. Un simple voyage via Google Street View a permis au RAPLIQ de constater que la majorité des arrêts de la ligne de bus 26 Mercier-Est semblent facilement accessibles.

L’accessibilité c’est notre fardeau

Le 8 novembre dernier, j’ai assisté avec plusieurs membres du RAPLIQ à la conférence de M. Richard Bergeron (chef de Projet Montréal), portant sur sa vision de ce que devraient être les nouvelles orientations de la Ville de Montréal en matière d’urbanisme. En fait, cette conférence consistait en la reprise d’une conférence ayant déjà eue lieu le 5 octobre dernier, dans un pub inaccessible aux personnes ne pouvant pas gravir des marches d’escaliers (telles les personnes se déplaçant en fauteuil roulant), alors que M. Bergeron était responsable de l’urbanisme à la Ville de Montréal.  Le RAPLIQ avait alors demandé la relocalisation de cette conférence dans un lieu accessible. (suite…)