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Séance d’information du RAPLIQ sur la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal

Le 8 décembre dernier, onze personnes handicapées ont déposé des plaintes pour discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) contre la Société de transport de Montréal (STM). Ces personnes rencontrent des obstacles majeurs les empêchant d’utiliser le métro et les autobus. De plus, le service de transport adapté n’offre pas un service égal au transport dit régulier (métro et autobus). Leurs droits et libertés sont ainsi brimés. Le RAPLIQ et le Centre de recherche-action sur les relations raciales  (CRARR) représentent les plaignants. Le dépôt de ces onze plaintes est une première dans l’histoire de l’accessibilité des transports en commun au Québec. Depuis le 8 décembre, de nombreuses personnes nous ont contactés et des plaintes additionnelles ont été déposées à la CDPDJ.
Puisque plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à déposer une plainte, nous avons décidé de tenir une séance d’information le 30 janvier prochain de 19 h 00 à 21 h 30 au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. L’objectif de la séance d’information est de vous expliquer la façon dont vous pouvez vous joindre à la campagne de plaintes et de répondre à vos questions.  Nous ferons également un bref survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. De plus, nous voyagerons virtuellement dans d’autres grandes métropoles pour constater que Montréal fait piètre figure en matière d’accessibilité du transport en commun.
L’inaccessibilité du transport en commun à Montréal ne brime pas seulement les droits des personnes handicapées ne pouvant pas utiliser des escaliers. Par exemple, les personnes handicapées ayant des limitations visuelles vivent également de la discrimination fondée sur le handicap dans les services de la STM. Un représentant du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) sera également présent pour parler de ces obstacles.
La Charte québécoise des droits et libertés interdit clairement la discrimination fondée sur le handicap. Le temps est venu de nous en servir!  
Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence si vous le pouvez par courriel à info@rapliq.org ou par téléphone au 514-656-1664
Merci!

Quand : 30 janvier 2011 de 19 h 00 à 21 h 30
Où : Salle 147 du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
2295 Laurier Est, Montréal

Réclamant 20 000$ chacun, des usagers handicapés par le système de transport en commun poursuivent la STM pour discrimination systémique devant la Commission des droits de la personne

Las d’attendre des adaptations leur permettant d’être des citoyens à part entière et des usagers du transport en commun dignes et égaux, des personnes handicapées déposeront demain des plaintes de discrimination contre la Société de transport de Montréal. Le plan de transport adopté en 2008 prévoyait la mise en accessibilité de trois stations par année. Depuis ce temps, seulement quatre stations sont devenues accessibles. La STM prévoit rendre accessible quatre stations d’ici 2016, ce qui représente moins d’une station par année.

Assistées par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), ces personnes, membres du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), réclameront 20 000 $ de dommages et un plan d’accès  ambitieux pour éliminer les obstacles brimant leur droit au transport en commun et réclament un échéancier de mise en accessibilité des services de transport en commun permettant de rattraper le recul accumulé par rapport à Toronto, qui aura un réseau de métro complètement accessible d’ici 2025. De plus, les plaignants réclament des services de transport adapté respectant les droits et libertés des usagers. Le RAPLIQ encourage tous les usagers de transport en commun à Montréal à recourir à ce type d’action juridique afin de faire valoir leur droit à l’égalité, à la dignité et à la liberté, à l’instar des poursuites semblables qui ont eu lieu dans plusieurs villes américaines telles Boston, New York, Chicago et Los Angeles.

Ces plaintes de discrimination systémique constituent une « première » au Québec.

Les plaignants tiendront un point de presse, au bureau de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, demain :

Jeudi, 8 décembre 2011, à 11 h 00

360 rue Saint-Jacques, 2e étage

Montréal, Québec (métro Square-Victoria)

La Société de transport de Montréal inaugure une nouvelle ligne de bus inaccessible aux personnes handicapées

Sur le site de la site, on peut lire, ''Désolé, cette ligne n'est pas accessible aux fauteuils roulants''COMMUNIQUÉ- Pour diffusion immédiate

La Société de transport de Montréal (STM) vient de mettre en service la ligne de bus 26 Mercier-Est. Le RAPLIQ constate avec désarroi que le service n’est pas offert aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant.

Le RAPLIQ déplore le développement de nouveaux services inaccessibles aux personnes handicapées. Dans son plan de développement d’accessibilité universelle 2007-2011, la STM s’engageait à intégrer systématiquement l’accessibilité universelle dans tous ses nouveaux projets et à développer des mesures spécifiques d’adaptation. La ligne 26 Mercier-Est, créée grâce aux investissements du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal, continue à perpétuer une inégalité entre les citoyens.

« C’est inconcevable qu’il soit encore possible en 2011 d’annoncer fièrement une nouvelle ligne de bus sans avoir préalablement pris en considération les droits des personnes handicapées, » souligne Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Chaque passager compte-t-il vraiment pour la planète? »Publicité écolo de la STM

Dans un article paru dans Le Devoir le 30 septembre dernier, Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, affirmait que l’inaccessibilité au transport public est une forme de discrimination. Considérant cette réalité, le RAPLIQ somme la STM de corriger le tir et d’offrir le service à tous les citoyens et ce, sans distinction fondée sur le handicap.

Rappelons qu’une situation semblable s’est produite en mars 2010. Lors de la mise en service de la 427 Express Saint-Joseph, les personnes se déplaçant en fauteuil roulant avaient été laissées de côté. La STM avait alors indiqué qu’elle devait vérifier l’accessibilité des arrêts d’autobus avant d’autoriser ces personnes à bord. Un simple voyage via Google Street View a permis au RAPLIQ de constater que la majorité des arrêts de la ligne de bus 26 Mercier-Est semblent facilement accessibles.