Archive pour le mot-clé «discrimination»

Lancement d’un rapport historique sur l’accessibilité des commerces au Québec

Par Linda Gauthier

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a rendu public son rapport sur l’accessibilité des commerces. Ce rapport a été réalisé avec la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN).

Les terminaux au point de vente, plus communément appelés TPV Interac, appareils servant au paiement électronique par carte de débit ou de crédit, sont à l’origine de ce rapport.

Bref historique

Avril 2008 : Je constate que depuis déjà quelques mois les appareils me permettant de régler mes achats chez les différents commerçants que je fréquente sont de plus en plus souvent fixés au comptoir-caisse et qui plus est, enchâssés dans des socles. Je me déplace en fauteuil roulant et je découvre qu’un nouvel obstacle vient d’être créé. Je ne peux plus prendre l’appareil dans mes mains afin de composer mes données bancaires.

Par ailleurs, comme le terminal se retrouve maintenant rivé au comptoir se situant parfois jusqu’à une vingtaine de centimètres au-dessus des épaules de l’utilisatrice/teur, celle/celui-ci peine à atteindre les touches et n’est plus en mesure de lire ce qui se présente dans la petite lunette à cristaux liquides de l’appareil. (suite…)

La rage au coeur

Par Laurence Parent

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Août 2002. Je viens d’avoir 17 ans. J’arrive à Montréal de ma campagne natale. Je sors de mon nouveau chez moi pour aller rejoindre mon meilleur ami au métro Mont-Royal. Le soleil éblouit la ville et ma tête. Je suis finalement à Montréal. Ma deuxième vie peut enfin commencer. Les manifs au Cégep du Vieux, les partys, les expos d’art, les shows, les sorties improvisées, les parcs et toutes les autres choses. C’est à ça que je rêve.

Ma mère et ma tante sont avec moi. Nous « marchons » jusqu’à St-Denis. Apparemment qu’il y a un bus qui pourra m’amener au métro Mont-Royal. Le métro à côté de chez moi n’est pas accessible. C’est correct. Je ferme les yeux. Manifs, un autre monde est possible, partys, nouveaux amis, expos d’arts et shows, je serai cool, sorties improvisées, ça commence aujourd’hui, parcs, nous serons délinquants et nous resterons au parc Lafontaine après 23 h, toutes les autres choses, je vous laisse les imaginer.

Nous arrivons à l’arrêt d’autobus après une petite éternité. La marche a été longue. L’autobus finit par arriver. Porte avant ou arrière? Le chauffeur est pris au dépourvu. On ne lui avait pas dit que je venais d’arriver à Montréal. On dirait qu’il aurait fallu que je prévienne la STM de mon existence. C’est compliqué. La rampe finit par sortir. C’est correct. J’ai les yeux grands ouverts et je vois les manifs, les partys, les nouveaux amis.
J’arrive au métro Mont-Royal. Mon ami m’attend depuis une heure. Je sais que le trajet m’aurait pris 20 minutes en métro. C’est correct. Je ne suis même pas frustrée. (suite…)

L’accessibilité universelle, une question de dignité

Par Steeve Désaulniers

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Un des obstacles majeurs auxquels font face les personnes handicapées est l’inaccessibilité trop fréquente des lieux publics. Nous voulons toutes et tous prendre une part active dans les activités de notre communauté, mais bien souvent nous nous retrouvons face à des escaliers, des portes trop étroites et j’en passe. Trop souvent nous avons la « chance » de croiser un bon samaritain étant prêt à nous « aider », alors on pile sur notre orgueil et on accepte le « secours » de cette personne si dévouée. Mais ce que les personnes non handicapées ne réalisent pas, c’est que cette assistance pourtant si gentiment offerte contribue à maintenir les personnes handicapées dans une situation de dépendance envers la société, car si l’édifice que la personne handicapée fréquente régulièrement n’est jamais rendu accessible, elle devra rester dehors. (suite…)

Interdit aux limitations fonctionnelles

Par Marie-Eve Veilleux

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

En ouvrant mes courriels un après-midi d’avril, j’étais loin de me douter que je me retrouverais face à une situation qui me montrerait à quel point la discrimination fondée sur le handicap est profondément ancrée dans notre culture collective. Le courriel en question était une offre d’emploi pour un poste d’adjointe administrative au sein d’un comité privé d’éthique de la recherche. J’étudie en bioéthique, j’ai un baccalauréat en sciences, je suis une des personnes les plus organisées que je connaisse : je suis une candidate idéale. Erreur!
Plus bas dans l’offre, à la section « Condition(s) spéciale(s) », on peut lire noir sur blanc : « Ouvert pour limitations fonctionnelle : Non ». Voilà qui m’interdit de poser ma candidature, car j’ai moins même un handicap physique. Lequel? L’entreprise ne semble pas s’en intéresser. Aux dernières nouvelles, la Charte des droits et libertés interdit la discrimination fondée sur plusieurs motifs, dont le handicap, non? Verriez-vous une inscription « Ouvert pour minorités ethniques : Non »? Pourquoi alors cibler les personnes handicapées en leur disant « nous ne voulons pas de vous ici »? (suite…)

abaSOURDies : les sourd-es n’ont toujours pas accès au cinéma, au Québec !



Par Véro Leduc

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

En novembre dernier, Véro Leduc et Marie-Andrée Boivin, soutenues par des alliées, créaient le collectif abaSOURDies, afin de dénoncer les discriminations vécues par les personnes sourds et malentendantes au Québec. Parmi leurs cibles se trouve le manque flagrant de sous-titrage des films au Québec. En cette semaine des personnes handicapées, voilà un petit rappel de la situation à ce sujet.

Loin d’être une option, le sous-titrage est nécessaire afin que les droits des personnes sourdes et malentendantes soient respectés. Un film qui n’est pas sous-titré contrevient à la Charte québécoise des droits et libertés. De fait, bien que l’article 15 stipule que « Nul ne peut, par discrimination, empêcher autrui d’avoir accès […] aux lieux publics, tels les […] théâtres, cinémas […] et d’y obtenir […] les services qui y sont disponibles », les personnes sourdes et malentendantes (10 % de la population) n’ont toujours pas un plein accès culturel à la société, car la majorité des films diffusés au Québec par les salles de cinéma et les festivals ne sont pas sous-titrés.

 (suite…)

Marché de l’emploi : Fermé aux personnes handicapées

Par Steeve Désaulniers

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

En novembre 2012, j’ai complété une technique en travail social au Cégep du Vieux Montréal. Je suis donc technicien en travail social. J’ai choisi d’étudier dans ce domaine, car le taux de placement est élevé. Toutefois, ce que je n’avais pas prévu, c’est que beaucoup de techniciens en travail social sont embauchés dans des organismes communautaires. Or, la majorité de ceux-ci ne sont pas accessibles. Il m’arrive donc souvent de postuler à des emplois intéressants, mais au bout du compte même si on me dit que j’étais un candidat intéressant, je suis rejeté, car je ne peux pas accéder physiquement au lieu de travail.
Il ne me reste alors que deux options : essayer de voir avec si l’employeur est prêt à rendre son organisme accessible ou le poursuivre devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Dans le premier cas de figure, l’employeur doit être assez ouvert d’esprit pour faire les démarches pour rendre son organisme accessible. Dans la seconde option, celle de poursuivre l’employeur devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, cela implique que je démarre ma relation professionnelle avec mon futur employeur par un conflit. Je me rappelle qu’il y a 30 ans ma mère se battait afin que j’aille accès à mon école primaire, car mon école n’était pas accessible. Or, en 2013, bien qu’il y ait de plus en plus d’édifices accessibles, il existe encore un grand nombre d’immeubles inaccessibles aux personnes handicapées et cela crée un obstacle à l’emploi.
Avant de devenir technicien en travail social, j’ai complété un certificat en droit. J’ai donc postulé à plusieurs reprises afin de travailler comme secrétaire juridique. Or, il m’est arrivé souvent de me buter au jugement négatif de mes employeurs potentiels. Bien évidemment, ils ne me disaient pas ouvertement qu’ils en avaient contre le fait que je sois handicapé mais je sentais un certain malaise dans leur regard et dans leur attitude. Je me souviens avoir été à une entrevue et avoir clairement senti la déception dans le regard de l’avocat qui me passait en entrevue. Étrangement, l’entrevue n’a duré que cinq minutes, car le poste avait déjà été comblé. (suite…)

Le RAPLIQ somme le gouvernement québécois de respecter sa propre politique de soutien à domicile

Montréal, le 05 juin 2012 – Des milliers de personnes handicapées ou en perte d’autonomie sont privées de services adéquats de soutien à domicile. Les listes d’attentes au programme s’allongent sans fin. La liste des facteurs d’exclusion aussi. Certaines personnes handicapées vivent des situations de violence et de négligence. D’autres sont forcées de vivre en centre d’hébergement devant l’absence de services. Les proches sont épuisés. Il ne s’agit là que de faits saillants en matière de services de soutien à domicile au Québec.

Bien que ces problèmes soient connus et dénoncés par les organisations de personnes handicapées depuis de nombreuses années, il aura fallu que la protectrice du citoyen, alarmée par l’augmentation de plaintes en matière de soutien à domicile, fasse enquête et mette à jour des faits troublants en ce qui concerne ces services. Non seulement il y aurait sous-financement du soutien à domicile au Québec mais, « dans les faits, ces sommes sont parfois ‘réorientées’ à des fins de compressions budgétaires ou pour éponger des déficits ailleurs », selon le rapport publié ce printemps.

« Cette situation est insoutenable », déplore Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « De plus, notre rapport ‘Crimes cachés’ (PDF), rendu public en août 2011, fait état de l’abus dont sont souvent victimes les personnes handicapées, que ce soit de la part de personnel de soutien payé ou de proches aidants. Comment peut-on parler de ‘vivre à part entière’ dans le cadre de cette Semaine québécoise des personnes handicapées et passer sous silence ces situations aberrantes? », d’ajouter Madame Gauthier. « Comment le gouvernement peut-il rester sans réponse devant ces actes indignes d’une société moderne comme la nôtre? »

Le véritable succès d’un gouvernement se mesure dans sa réponse aux besoins des citoyens et notamment de ceux qui sont souvent les plus vulnérables. Clairement, le gouvernement du Québec échoue à ce niveau. Le RAPLIQ somme donc le gouvernement québécois de résoudre les nombreux problèmes présents et de consentir les investissements à la hauteur des besoins réels de la population et ce, en toute équité. Le RAPLIQ demande aussi que cesse le détournement par les centres de santé et de services sociaux (CSSS) des budgets de soutien à domicile pour leur permettre d’atteindre l’objectif de déficit zéro qui leur est imposé.

À propos du RAPLIQ

Le RAPLIQ a pour objectif l’élimination de la discrimination faite à l’égard des personnes handicapées et des obstacles limitant l’exercice de leurs droits et libertés.

Semaine québécoise des personnes handicapées: nous ne pouvons célébrer l’inacceptable!

terrasse inaccessible bloquée avec du ruban jaune

MONTRÉAL, le 4 juin 2012 – À l’occasion du début de la Semaine québécoise des personnes handicapées, le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) souhaite attirer l’attention sur la discrimination fondée sur le handicap, qui demeure présente dans la société québécoise tout en étant profondément méconnue. Malgré les allures de célébration et d’optimisme de cette semaine, les personnes handicapées ne peuvent certainement pas se réjouir de voir leurs droits et libertés quotidiennement bafouées.

Afin de lancer cette semaine dans l’optique d’un Québec sans discrimination fondée sur le handicap, l’accès à des centaines de lieux dans le centre-ville de Montréal a été bloqué pendant quelques heures afin de donner un aperçu de ce que peut signifier l’inaccessibilité architecturale pour les personnes handicapées. Des obstacles aussi évidents que des marches restent bien en place année après année et ce, avec une inquiétante indifférence. De nouveaux obstacles sont même créés encore aujourd’hui et sont socialement acceptés. C’est pourquoi nous débutons cette semaine avec une fermeture symbolique de centaines de lieux ouverts au public. Vous pouvez voir plusieurs photos de ces fermetures sur Flickr.

Il ne s’agit que de la pointe d’un énorme iceberg. Les obstacles rencontrés par les personnes handicapées vont au-delà des marches et sont imbriqués dans un système de multiples oppressions.

Si la majorité des Québécoises et Québécois semble toujours ne pas avoir réalisé qu’une simple marche a comme effet d’exclure de nombreuses personnes handicapées, que sommes-nous censés célébrer durant cette Semaine québécoise des personnes handicapées? Sommes-nous prêts pour de telles célébrations? La vague de néolibéralisme et d’austérité qui frappe le Québec en ce moment écorche de plein fouet les personnes handicapées, pour qui la Révolution tranquille fut trop tranquille…

À chaque jour de la semaine, nous publierons un communiqué sur un sujet critique relatif à la discrimination vécue par les personnes handicapées au sein de la société québécoise. « Nous ne pouvons passer sous silence ces atteintes à nos droits fondamentaux alors que l’Office des personnes handicapées du Québec et ses partenaires organisent des partys. » déclare Madame Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Il est temps de lever le voile sur cette discrimination pernicieuse et de signifier haut et fort l’indignation des personnes handicapées. »

Bonne semaine!

À propos du RAPLIQ

Le RAPLIQ a pour objectif l’élimination de la discrimination faite à l’égard des personnes handicapées et des obstacles limitant l’exercice de leurs droits et libertés.

Accessibilité des terrasses montréalaises – Les personnes handicapées devront attendre

Le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) déplore la décision de la Ville de Montréal de donner un délai de cinq ans aux commerçants pour rendre accessibles leurs terrasses à tous sans discrimination fondée sur le handicap.  La décision de la Ville de Montréal fait abstraction des gains récents obtenus par les personnes handicapées ainsi que de leurs revendications.  De plus, cette décision ne permet pas de garantir la sécurité des personnes handicapées. Le fait que plusieurs terrasses se trouvent un peu partout sur les trottoirs met en péril la sécurité des personnes ayant un handicap visuel et les personnes handicapées se déplaçant avec une aide à la mobilité. Dans certains arrondissements, les personnes sont forcées d’utiliser la rue car le trottoir est bloqué par des terrasses. Les personnes ayant un handicap visuel perdent pour leur part leurs points de repère et doivent naviguer dans un environnement irrégulier parsemé d’obstacles.

Des solutions qui existent déjà

  • Plateau Mont-Royal : En juillet 2011, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a déterminé que l’inaccessibilité architecturale des terrasses dans l’arrondissement Plateau-Mont-Royal discriminait les personnes handicapées puisque plusieurs d’entre elles ne pouvaient y accéder. Les articles 10 et 15 de la Charte québécoise des droits et libertés interdisent la discrimination fondée sur le handicap ce qui comprend d’empêcher, par le biais d’obstacles architecturaux, une personne handicapée d’avoir accès, entre autres, à des restaurants. Une entente a été signée entre l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, la Société de développement commerciale de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) et le RAPLIQ. Cette entente, qui a satisfait les trois parties, prévoyait la mise en accessibilité des terrasses pour la saison estivale 2012. Sept terrasses, dont quatre pour fumeurs, ont été exemptées dû à des impossibilités techniques identifiées par une firme d’architecture spécialisée en accessibilité universelle. Un dégagement de 1,8 mètre est prévu afin de garantir la libre circulation de toutes les personnes sur les trottoirs. Les commerçants devant rendre leur terrasse accessible ont bénéficié d’une réduction de 20% du coût pour l’obtention du permis.
  • Rosemont-Petite-Patrie : En mars 2012, le maire de l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, M. François W. Croteau, a annoncé que toutes les terrasses de l’arrondissement seraient accessibles aux personnes handicapées cette année.
  • Hochelaga-Maisonneuve : Le 5 avril dernier, le RAPLIQ a été consulté par l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à propos de leur règlementation qui entrera en vigueur au cours des prochaines semaines. Dans ce règlement, l’accessibilité universelle est un critère obligatoire pour l’obtention d’un permis d’exploitation de terrasse.
  • Sud-Ouest : Dès 2010, cet arrondissement a également adopté des mesures pour garantir l’accès aux terrasses aux personnes utilisant une aide à la mobilité.
  • Verdun : La situation est similaire aux mesures prises dans le Sud-Ouest. (suite…)

Séance d’information du RAPLIQ sur la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal

Le 8 décembre dernier, onze personnes handicapées ont déposé des plaintes pour discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) contre la Société de transport de Montréal (STM). Ces personnes rencontrent des obstacles majeurs les empêchant d’utiliser le métro et les autobus. De plus, le service de transport adapté n’offre pas un service égal au transport dit régulier (métro et autobus). Leurs droits et libertés sont ainsi brimés. Le RAPLIQ et le Centre de recherche-action sur les relations raciales  (CRARR) représentent les plaignants. Le dépôt de ces onze plaintes est une première dans l’histoire de l’accessibilité des transports en commun au Québec. Depuis le 8 décembre, de nombreuses personnes nous ont contactés et des plaintes additionnelles ont été déposées à la CDPDJ.
Puisque plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à déposer une plainte, nous avons décidé de tenir une séance d’information le 30 janvier prochain de 19 h 00 à 21 h 30 au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. L’objectif de la séance d’information est de vous expliquer la façon dont vous pouvez vous joindre à la campagne de plaintes et de répondre à vos questions.  Nous ferons également un bref survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. De plus, nous voyagerons virtuellement dans d’autres grandes métropoles pour constater que Montréal fait piètre figure en matière d’accessibilité du transport en commun.
L’inaccessibilité du transport en commun à Montréal ne brime pas seulement les droits des personnes handicapées ne pouvant pas utiliser des escaliers. Par exemple, les personnes handicapées ayant des limitations visuelles vivent également de la discrimination fondée sur le handicap dans les services de la STM. Un représentant du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) sera également présent pour parler de ces obstacles.
La Charte québécoise des droits et libertés interdit clairement la discrimination fondée sur le handicap. Le temps est venu de nous en servir!  
Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence si vous le pouvez par courriel à info@rapliq.org ou par téléphone au 514-656-1664
Merci!

Quand : 30 janvier 2011 de 19 h 00 à 21 h 30
Où : Salle 147 du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
2295 Laurier Est, Montréal