Archive pour le mot-clé «Société de transport de Montréal»

Une nouvelle carte d’identité au Transport Adapté : prévoyez un accompagnateur supplémentaire, Big Brother s’invite chez vous!

Par Julien Gascon-Samson

Ce texte fait partie du Collectif du RAPLIQ dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Le 29 avril dernier, la STM a annoncé que tous les utilisateurs du service de transport adapté (TA) allaient obtenir une nouvelle carte d’identité. Cette carte jouerait un double rôle :
S’identifier au transport adapté, c’est-à-dire essentiellement démontrer que nous sommes bel et bien le client qui est indiqué sur la feuille de route du chauffeur.
Servir de moyen de paiement pour les utilisateurs qui paient leur transport à l’aide d’une passe mensuelle ou hebdomadaire.
Cette nouvelle carte d’identité est donc une carte OPUS munie d’une photo et qui peut recevoir les titres de transport comme une carte OPUS « régulière ». La STM annonce cette nouvelle carte comme étant un moyen pour simplifier la vie des usagers, puisque la même carte pourra servir à deux fins différentes. Or, il faut savoir qu’il y a un potentiel de danger en ce qui concerne la vie privée. Chaque carte OPUS est munie d’un numéro de série unique. Une carte OPUS peut appartenir à deux catégories :
Anonyme : carte sans photo et non enregistrée auprès de la STM.
Enregistrée : carte avec photo enregistrée (tarif étudiant, tarif âge d’or, employé/ancien employé STM, nouvelle carte d’identité au TA) ou carte sans photo enregistrée par l’usager auprès de la STM.
Un avantage des cartes enregistrées est qu’il est possible de récupérer les titres de transport en cas de perte ou de vol. (Lire la suite…)

Séance d’information du RAPLIQ sur la campagne de plaintes pour discrimination fondée sur le handicap contre la Société de transport de Montréal

Le 8 décembre dernier, onze personnes handicapées ont déposé des plaintes pour discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) contre la Société de transport de Montréal (STM). Ces personnes rencontrent des obstacles majeurs les empêchant d’utiliser le métro et les autobus. De plus, le service de transport adapté n’offre pas un service égal au transport dit régulier (métro et autobus). Leurs droits et libertés sont ainsi brimés. Le RAPLIQ et le Centre de recherche-action sur les relations raciales  (CRARR) représentent les plaignants. Le dépôt de ces onze plaintes est une première dans l’histoire de l’accessibilité des transports en commun au Québec. Depuis le 8 décembre, de nombreuses personnes nous ont contactés et des plaintes additionnelles ont été déposées à la CDPDJ.
Puisque plusieurs personnes ont manifesté leur intérêt à déposer une plainte, nous avons décidé de tenir une séance d’information le 30 janvier prochain de 19 h 00 à 21 h 30 au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. L’objectif de la séance d’information est de vous expliquer la façon dont vous pouvez vous joindre à la campagne de plaintes et de répondre à vos questions.  Nous ferons également un bref survol de l’histoire de l’inaccessibilité du transport en commun à Montréal. De plus, nous voyagerons virtuellement dans d’autres grandes métropoles pour constater que Montréal fait piètre figure en matière d’accessibilité du transport en commun.
L’inaccessibilité du transport en commun à Montréal ne brime pas seulement les droits des personnes handicapées ne pouvant pas utiliser des escaliers. Par exemple, les personnes handicapées ayant des limitations visuelles vivent également de la discrimination fondée sur le handicap dans les services de la STM. Un représentant du Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) sera également présent pour parler de ces obstacles.
La Charte québécoise des droits et libertés interdit clairement la discrimination fondée sur le handicap. Le temps est venu de nous en servir!  
Nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence si vous le pouvez par courriel à info@rapliq.org ou par téléphone au 514-656-1664
Merci!

Quand : 30 janvier 2011 de 19 h 00 à 21 h 30
Où : Salle 147 du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
2295 Laurier Est, Montréal

Réclamant 20 000$ chacun, des usagers handicapés par le système de transport en commun poursuivent la STM pour discrimination systémique devant la Commission des droits de la personne

Las d’attendre des adaptations leur permettant d’être des citoyens à part entière et des usagers du transport en commun dignes et égaux, des personnes handicapées déposeront demain des plaintes de discrimination contre la Société de transport de Montréal. Le plan de transport adopté en 2008 prévoyait la mise en accessibilité de trois stations par année. Depuis ce temps, seulement quatre stations sont devenues accessibles. La STM prévoit rendre accessible quatre stations d’ici 2016, ce qui représente moins d’une station par année.

Assistées par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), ces personnes, membres du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), réclameront 20 000 $ de dommages et un plan d’accès  ambitieux pour éliminer les obstacles brimant leur droit au transport en commun et réclament un échéancier de mise en accessibilité des services de transport en commun permettant de rattraper le recul accumulé par rapport à Toronto, qui aura un réseau de métro complètement accessible d’ici 2025. De plus, les plaignants réclament des services de transport adapté respectant les droits et libertés des usagers. Le RAPLIQ encourage tous les usagers de transport en commun à Montréal à recourir à ce type d’action juridique afin de faire valoir leur droit à l’égalité, à la dignité et à la liberté, à l’instar des poursuites semblables qui ont eu lieu dans plusieurs villes américaines telles Boston, New York, Chicago et Los Angeles.

Ces plaintes de discrimination systémique constituent une « première » au Québec.

Les plaignants tiendront un point de presse, au bureau de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, demain :

Jeudi, 8 décembre 2011, à 11 h 00

360 rue Saint-Jacques, 2e étage

Montréal, Québec (métro Square-Victoria)

La confusion

Mardi dernier, le RAPLIQ déplorait l’inauguration d’une nouvelle ligne de bus inaccessible aux personnes handicapées utilisant une aide à la mobilité tel qu’un fauteuil roulant. L’information disponible sur Internet concernant la ligne 26 indiquait qu’elle était inaccessible aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou encore ne faisait aucune mention de l’accessibilité de celle-ci, laissant planer le doute le plus total quant à son accessibilité.

Deux jours plus tard, nous avons reçu une réponse par courriel de la STM qui ne semble pas se formaliser de la situation.

« La ligne 26 est accessible. Seuls certains arrêts ne le sont pas pour cause de manque d’infrastructures comme les trottoirs. Au fur et à mesure que ces infrastructures seront installées, les arrêts qui s’y trouvent deviendront accessibles. La confusion vient de l’information sur le site Web, elle sera corrigée prochainement. »

À l’instar d’un nombre grandissant d’organisations, l’essentiel des communications sur les services de la STM se fait par le biais d’Internet. De quelle façon donc un usager aurait-il pu avoir accès à la « bonne » information ? De quelle façon aurait-il pu échapper à cette « confusion » ? Le planibus disponible en format PDF ne contient aucune information sur l’accessibilité de la ligne de bus, alors que cette information apparaît dans les planibus de toutes les lignes desservies par des bus accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. (Lire la suite…)

La Société de transport de Montréal inaugure une nouvelle ligne de bus inaccessible aux personnes handicapées

Sur le site de la site, on peut lire, ''Désolé, cette ligne n'est pas accessible aux fauteuils roulants''COMMUNIQUÉ- Pour diffusion immédiate

La Société de transport de Montréal (STM) vient de mettre en service la ligne de bus 26 Mercier-Est. Le RAPLIQ constate avec désarroi que le service n’est pas offert aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant.

Le RAPLIQ déplore le développement de nouveaux services inaccessibles aux personnes handicapées. Dans son plan de développement d’accessibilité universelle 2007-2011, la STM s’engageait à intégrer systématiquement l’accessibilité universelle dans tous ses nouveaux projets et à développer des mesures spécifiques d’adaptation. La ligne 26 Mercier-Est, créée grâce aux investissements du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal, continue à perpétuer une inégalité entre les citoyens.

« C’est inconcevable qu’il soit encore possible en 2011 d’annoncer fièrement une nouvelle ligne de bus sans avoir préalablement pris en considération les droits des personnes handicapées, » souligne Linda Gauthier, présidente du RAPLIQ. « Chaque passager compte-t-il vraiment pour la planète? »Publicité écolo de la STM

Dans un article paru dans Le Devoir le 30 septembre dernier, Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, affirmait que l’inaccessibilité au transport public est une forme de discrimination. Considérant cette réalité, le RAPLIQ somme la STM de corriger le tir et d’offrir le service à tous les citoyens et ce, sans distinction fondée sur le handicap.

Rappelons qu’une situation semblable s’est produite en mars 2010. Lors de la mise en service de la 427 Express Saint-Joseph, les personnes se déplaçant en fauteuil roulant avaient été laissées de côté. La STM avait alors indiqué qu’elle devait vérifier l’accessibilité des arrêts d’autobus avant d’autoriser ces personnes à bord. Un simple voyage via Google Street View a permis au RAPLIQ de constater que la majorité des arrêts de la ligne de bus 26 Mercier-Est semblent facilement accessibles.

Chaque histoire compte

Si vous consultez notre site Web de temps en temps, vous n’êtes pas sans savoir que la discrimination fondée sur le handicap est très présente dans les transports en commun au Québec. Le Québec traîne de la patte, et ce de façon significative, par rapport à ses voisins canadiens et états-uniens.

Le 10 novembre dernier, cinq activistes handicapés se sont retrouvés pour une conférence à l’Université McGill à Montréal. Leur soirée a été teintée par les contraintes qu’imposent un système de transport en commun inaccessible.  Nous vous invitons à lire leurs histoires et à les partager.

Chaque histoire compte!

http://chaquehistoirecompte.wordpress.com/